PRÈS LA MORT
lorsque la porte s'ouli) entra. Je me levai ïr un fauteuil près du Void, et il n'avait pas geàt. Je me mis à le
bien envelopper. Au lain sur sa poitrine et I moi, devait signifier ouffrait de la poitrine X, ce qui lui arrivait u encore son imprursque M. G... entra et is. Je lui répondis :
sans manteau et avec
ne peut parler, prêrenvoyez-le chez lui, > lori-eur et la stupeur
docteur, car il savait ue le pauvre garçon smi-heure, et il venait ouvelie. Sa première . déjà apprise, et que rit. Je ne pouvais pas t sortir de la chambre
petit enfant. Pendant langeâmes des propos 'expliqua que j'avais ue. Il ne nia pas que propres yeux, mais il is scientifique de cette yer ou de me laisser iDte.
« Jusqu'à présent je n*ai parlé à qui que ce soit de cet événement, d'abord parce que c'est pour moi un très triste souvenir, et aussi parce que je craignais d'être prise pour un esprit chimérique et de ne pas être crue. Ma mère me dit que j'avais rêvé; je lisais un livre intitulé M. Verdant Green : ce livre-là ne porte pas au sommeil, et je me rappelle bien que je riais de bon cœur de quelque absurdité du héros au moment même où la porte s'ouvrit. »
A quelques questions posées par les investigateurs, M"' Stella répond :
€ Leur maison devait être à peu près à un quart d'heure de marche de la maison de M. G..., et Bertie est mort environ vingt minutes avant que le docteur ait quitté la maison. Il y avait à peu près cinq minutes que l'apparition était dans la chambre lorsque M. G... entra. Ce qui m'a toujours semblé bien étrange, c'est que f entendis tourner le bouton et ouvrir la porte. En effet, ce fut le bruit du pêne qui tournait qui me fit lever les yeux de dessus le livre. La figure marcha à travers la pièce vers la cheminée et s'assit, tandis que j'allumais les bougies. Tout était si réel et si naturel que je puis à peine admettre à présent que ce n'était pas une réalité. >
Cette observation montre la jeune fille dans son état habituel; elle riait en lisant un livre gai, et n'était nullement prédisposée à une hallucination. L'esprit de Bertie, qui venait à peine de quitter son corps, entre dans la chambre en faisant tourner le bouton de la porte. Ce bruit est si réel
qu'il fait lever la tète de la jeune fille. Si c'était une hallucination, par qui serait-elle produite?
Nous avons vu déjà la mère d'Hélène (1) — fantôme de vivant — ouvrir une porte; nous assistons ici au même phénomène produit par Bertieà Tétat d'esprit. L'âme du jeune homme n'est pas visible pour le docteur — pas plus que ne l'était le double de Frédéric (2) pour l'ami de Goethe, — mais elle agit télépathiquement sur Stella et objectivement sur la matière de la porte.
Nous commençons à nous apercevoir, dit M. F. -H. Myers, l'un des auteurs des PhantasmSy combien nos preuves de télépathie entre les vivants sont intimement liées avec la télépathie entre les vivants et les morts, ïnais on craint de s'en occuper, de peur d'être accusé de mysticisme.
L'apparition est tellement semblable à Bertie lorsqu'il vivait, que la jeune fille lui cause, le gronde d'être sorti sans son manteau; en un mot, elle est persuadée qu'il est là, puisqu'il est allé de la porte au fauteuil sur lequel il s'est assis.
Le phénomène aurait précédé de quelques minutes la mort de Bertie, au lieu d'avoir lieu après, qu'il rentrerait dans la classe de ceux étudiés plus haut; mais le corps ici est sans vie, c'est l'âme seule qui se manifeste, et cependant rien n'est changé dans les circonstances extérieures par lesquelles elle affirme sa présence. Les traits sont identiques à ceux du corps matériel, la taille, la démarche, tout rappelle l'être vivant.
(1) Voir page 128.
(2) Voir page 133.
NSTHAIION EXPËRIHENTALE DE L'1U»0RTALIT£
uQ nouveau cas dans lequel l'esprit qui se ï donne à son périsprit assez de tangi-" ir prononcer quelques paroles, bien qu'il lus parmi les vivants (1).