‹ L'ame est immortelle: démonstration expérimentaleChapitre 46 sur 99 · APPARITION COLLECTIVE D'UN MORT · texte numérisé non relu

APPARITION COLLECTIVE D'UN MORT

M. Charles A.-W. Lett, Military and Royal Naval Club, Albermale street, Londres (1).

« 3 décembre 1885.

« Le 5 avril 1873, le père de ma femme, le capitaine Towns, mourut dans son habitation, à Cambpoock, Rose bay, près de Sydney, N. S. Wales. Environ six semaines après sa mort, ma femme entra, par hasard, un soir vers neuf heures, dans une des chambres à coucher de la maison. Elle était accompagnée d'une jeune personne. M"" Berton, et, comme elles entraient dans la chambre — le gaz était allumé — elles furent surprises de voir l'image du capitaine Towns reflétée sur la surface polie de Tarmoire. L'on voyait la moitié de son corps, la tête, les épaules et la moitié du bras; eu réalité, on eût dit un portrait de gran-^ deur naturelle. Sa figure était pâle et maigre, comnoe avant sa mort; et il avait une jaquette de flanelle grise, avec laquelle il avait Vhabitude de coucher. Surprises et à demi-effrayées, elles pensèrent d'abord que c'était un portrait qu'on avait pendu dans la chambre et qu'elles en voyaient l'image reflétée; mais il n'y avait aucun portrait de ce genre.

€ Pendant qu'elles regardaient, la sœur de ma femme, M"* Towns, entra, et, avant que les autres lui aient parlé, elle s'écria : « Mon Dieu ! regardez < papa! » Une des femmes de chambre passait dans les escaliers à ce moment-là, on l'appela et o& lui demanda si elle voyait quelque chose; sa réponse fut : <c Oh ! mademoiselle, le maître ! » On fit venir Graham, l'ordonnance du capitaine Towns, et il s'écria aussitôt : « Dieu nous garde I madame

(TION EXPËtHHBNTjtLe DU l'iHMORT ALITE

le capitaine. » On appelle l'intendant, ne, la nourrice de ma femme, et tous ce qu'ils voyaient. Enfin, on pria le venir. En voyant l'apparition elle ras étendus comme pour la toucher, et, lassait la main sur le panneau de l'ar- >e, peu à peu disparut, et on ne la ms !a suite, quoique la chambre fût

it les faits qui ont eu lieu , et il est 'en douter; l'on n'influença en rien on leur posa la m^me question lorsînt dans la chambre, et tous rèponfiésiter. Ce tut par accident que je 'apparition. J'étais dans la maison k mais je n'entendis pas qu'on m'ap- « C. A. W. Lett. >.

ignées, après avoir lu le récit ci-dessus, "il est exact. Nous avons été toutes

* de l'apparition.

tA Lett, Sibbie Singth (née Towns). »

es cas cités dans /es Ballueinations ;, l'édition anglaise contient soixantelogues.

s nouvelles ont tant de peine à se issage à travers l'inextricable hallier éconçues, que l'inévitable hallucinb— manqué d'être invoquée, pour explioù les apparitions d'Esprits sont vues nt par plusieurs personnes. Les néga-

teurs disent simplement, avec une renversante désinvolture, - que rhallucination , au lieu d'être unique, est collective. Eu vain objecte-t-on que les témoins sont en parfaite santé, qu'ils jouissent de toutes leurs facultés, que ces témoignages divers se rapportent à un même objet, décrit o\x reconnu identiquement par tous les observateurs, ce qui est un signe certain de sa réalité: les incrédules secouent la tête dédaigneusement, et, se drapant dans leur ignorance, préfèrent attribuer le fait à un dérangement momentané des facultés mentales des observateurs, à une illusion qui gagne tous les assistants, que de reconnaître loyalement la manifestation d'une intelligence désincarnée.

Mais la négation, pour être légitime, doit avoir des limites, car elle ne peut se soutenir loyalement si on la met en face de preuves expérimentales, qui restent comme des témoignages authentiques de la réalité des manifestations.

Remarquons que, dans tous les cas rapportés précédemment, la certitude de la vision elle-même n'est généralement pas contestée, ce que l'on nie, c'est qu'elle soit objective, c'est-à-dire qu'elle ait lieu ailleurs que dans le cerveau du ou des assistants. Les rapports des témoins ne peuvent, prétend-on, être d'une valeur absolue, car plutôt que d'admettre une chose aussi invraisemblable que l'apparition d'an mort, il vaut mieux supposer chez les vivants une aberration de l'esprit, que la réalité d'un phénomène surnaturel. Mais les incrédules négligent encore ici un fait très important: car si c'est une hallucination, celle-ci n'est pas

NI'ALB ne L'IHMORT ALITE

un évéïtement réel avec ODnexion étcoite. Oa ne lard ou à des coïncidences et si nous démontrons i&ciellement ces phénoite que ceux qui se prosont dus à une loi ions jusqu'alors.

xi va être établi au chanême plus loin l'expériistaler que certaines apqu'on les photographie, ster l'omure d'un doute niàtreraent contestée.

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