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du corps; affaiblissement musculaire; irrégularité et surtout inégalité dans l'ouverture des pupilles; hémiplégie incomplète.
2° Altération de l'intelligence. — Les troubles intellectuels sont véritablement caractéristiques; on peut les réduire à deux formes principales :
A. Dans la première, on trouve dès le début l'affaiblissement progressif des facultés sans manifestation délirante très accentuée.
B. Dans la seconde, oh observe des idées délirantes accompagnées, tantôt d'un état d'expansion ou de dépression morale, tantôt d'un état plus ou moins aigu d'agitation maniaque.
Le déUre ambitieux, délire des grandeurs et des richesses, est le plus remarquable et le plus fréquent. Précurseur de la paralysie générale, il s'observe dans les conditions les plus différentes. Le plus souvent il se manifeste à la suite de congestion cérébrale.
La paralysie générale présente une période d'incubation et des prodromes qu'il n'est pas toujours facile de déterminer. Son début se fait ordinairement d'une manière lente ; les individus qui doivent en être frappés offrent souvent, longtemps à l'avance, plusieurs mois, une année et même plus, des modifications dans le caractère. Les parents s'étonnent de ce changement, mais il est bien rare au début qu'on le rattache à un état cérébral grave, et c'est seulement quand ce délire vient plus tard faire explosion que tout alors s'explique.
La paralysie générale une fois déclarée suit une évolution plus ou moins régulière; la paralysie gagne peu
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à |>eii chacun des centres moteurs; la marche devient de phis en phis difficile; les muscles de la déf^lutition ne fonctionnent plus, les aliments sont difficilement pouss»''s dans restomac. Les malades maigrissent rapidement; les attaques épileptiformes se répètent avec plus de fréquence.
L'affaiblissement intellectuel suit la même marche progressive; la mémoire s'éteint; l'expression de la figure revêt un caractère d'hébétude.
L'hyperémie cérébrale est le mécanisme incontestable delà paralysie générale ; toutes les circonstances qui peuvent déterminer la congestion cérébrale sont I autant de causes occasionnelles de la folie paraly- [ tique.
1 Au nombre de ces influences on doit ranger les températures extrêmes, froid excessif, chaleur intense, les excès alcooliques et vénériens.
Xraitenient. — La paralysie générale est une maladie incurable.
Quelquefois la mort arrive au bout de quelques semaines; rarement elle reste stationnaire pendant un grand nombre d'années. Le plus souvent sa marche •^st lentement progressive; sa durée moyenne est de 'Jeux à trois ans.
On peut observer dans le cours de la maladie des périodes de rémission fort remarquables, pendant lesquelles les symptômes semblent disparaître extérieui rement. Mais la guérison n'est qu'apparente. Sous l'influence de la moindre cause, souvent même sans aucun faitappn'ciabh*, ou voit les symptômes reparaître 1. 13
et marcher avec une rapidité plus ou moins grande *.
État anatomîque du cerveau. — Toutes Ics altérations énumérées au paragraphe Mécanisme de Valiénalion se trouvent dans la paralysie générale :
1° Infiltration séreuse, injection sanguine générales :
S'' Altérations des méninges, à savoir : épaississement, opacité, adhérence, pach3anéningite;
3° Altérations de la substance cérébrale, à savoir : ramollissement partiel ou total du cerveau, foyers scléreux dans la substance blanche, atrophie de la substance grise.
« L'atrophie du cerveau est proportionnelle à la dégradation de l'intelligence. Elle se révèle non seulement par des pesées de l'organe, mais encore par l'aspect même des circonvolutions, qui sont minces, amaigries; les anfractuosités sont moins profondes et réduites à l'état de sillons remplis de sérosité ^. »
Discussion. — La désorganisation progressive de la substance cérébrale produit la dissolution graduelle^ des facultés intellectuelles et morales; avec la désorganisation finale de l'organe s'éteint radicalement laj fonction psychique. Tous ces faits sont conformes à la. théorie de l'âme, fonction du cerveau.
Y° DÉMENCE. — La démence peut être primitive ou consécutive :
1° Dans le premier cas elle survient d'emblée aveo les caractères qui lui sont propres; elle surprend Tin-i