‹ L'âme est la fonction du cerveauChapitre 155 sur 170 · Voir page 8û · texte numérisé non relu

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mal ; ces actes et ces pensées restent donc à l'état latent : voilà pourquoi le Moi normal les ignore.

Au contraire, l'hystérie communique au cerveau les deux conditions nécessaires pour que les actes et lc.> pensées des deux Moi arrivent à la conscience ; voilà pourquoi le Moi hystérique connaît les actes et les pensées du Moi normal aussi bien que les siens propres ^

Nous avons vu un cas très remarquable de ce mécanisme de la reviviscence mnémonique dans le jeune boucher de Bicêtre, observé par le docteur Michéa. Sous l'influence de la manie, le jeune homme récitait des tirades entières de la tragédie de Phèdre qu'il avait entendues une seule fois; l'accès de folie passé, notre boucher, revenu à l'état normal, ne se rappelait plus un seul vers de Racine.

En résumé, dans la théorie du moi, résultante d'un état donné du cerveau, tous les faits de la vie d(^ M^^"" R. L. se comprennent et s'expliquent, car ils sont conformes à la nature de l'âme, telle que la physiolologie nous la fait connaître, et aux lois de la mémoire, telles que l'analyse à la fois physiologique et psychologique nous les a fait connaître ^.

*1. L'hystérie agit ici sur le cerveau comme le téléphone sui l'oreille. Là où l'oreille à l'état normal n'entend que le silence le récepteur téléphonique appliqué sur elle lui fait p'ercevoii les sons les plus délicats d'un orchestre invisible. De même: l'hystérie fait percevoir au cerveau des faits gravés et des pen sées, dont, à l'état normal, il était incapable de soupçonnei même l'existence. Le récept(!ur téléphonique une fois tombé e l'hystérie calmée, le silence se. fait pour le cerveau comm< pour l'oreille.

2. La communication du docteur Dufay a été provoquée pa. la publication de l'histoire de Félida. Celle-ci est, pour le fond

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