C. Cérébro-spinaux
1" Chloroforme; 2° Éther; 3° Opium; 4" Alcool; 5° Absinthe.
IIF Classe. — PolsoVis névro musculaires.
1° Belladone ;
2° Datura stramonium;
116 L'AME EST LA FOÎsCTlON DU CERVEAU
3° Jusquiame;
4° Tabac;
5° Morelle;
6° Digitale;
7° Acide carbonique.
I"V^ Classe. — Poisons musculaires.
1° Yératrine;
2° Sulfocyanure de potassium ; • 3° Les sels de potassium ; 4° Les sels de baryum ; 5° Cuivre;
6« Étain et Plomb ; ' 1^ Mercure, etc.
V^ Classe. — Poisons cornosifs.
A. Acides :
1° Acide sulfurique ;
2° Acide azotique;
3*" Acide chlorhydrique ;
4° Acide oxalique, etc.
B. Alcalis :
4° Potasse;
2° Soude;
3® Ammoniaque;
4° Sulfures alcalins.
G. Métalloïdes : 1° Iode ; *
2° Brome; 3*^ Chlore, etc.
VU» — nirrÉiU'Xci-] dks piiknomènes de circulation DANS LES ORCANES SELON QU'ILS SONT EN ÉTAT D'ACTIVITÉ OU EN ÉTAT DE REPOS.
Tous les organes du corps nous offrent alternativement un état de repos et nn état de fonction dans lesquels les phénomènes circulatoires sont essentiellement différents. Des observations nombreuses prises dans les appareils organiques les plus divers ont mis ces faits hors de doute.
Lorsqu'on examine le canal alimentaire d'un animal à jeun, on trouve la membrane muqueuse qui revêt la face interne de l'estomac et des intestins pâle et peu vascularisée ; pendant les digestions, au contraire, on constate que la même membrane est très colorée et gonflée par le sang, qui y afflue avec force. Ces deux phases circulatoires, à l'état de repos et à l'état de fonction, ont pu être vérifiées directement dans l'estomac chez l'homme vivant. Un médecin américain, William Beaumont, a conservé à son service, pendant sept ans, un jeune chasseur américain qui avait à l'estomac une large ouverture due à un coup de fusil. Le docteur Beaumont a fait, par cette sorte de fenêtre accidentelle, un grand nombre d'observations du plus haut intérêt pour la physiologie.
En regardant dans l'intérieur de l'estomac lorsque le Canadien était à jeun, on apercevait distinctement la membrane interne; elle formait des replis irréguliers; la surface, d'un rose pâle, n'était animée d'au-
il8 L'AME EST LA FONCTION DU CERVEAU
cun mouvement et n'était absolument kibréfiée que par du mucus.
Aussitôt que les matières alimentaires descendaient dans l'estomac et touchaient la membrane muqueuse, la circulation s'y accélérait, la couleur s'y avivait, et des mouvements péristaltiques s'y manifestaient. Les papilles nerveuses versaient alors le suc gastrique, fluide clair et transparent, destiné à dissoudre les aliments.
Le même phénomène s'observe pour tout l'intestin et pour tous les organes glandulaires annexés à l'appareil digestif. Les glandes salivaires, le pancréas, pendant l'intervalle des digestions, c'est-à-dire à l'état de repos, présentent un tissu pâle et exsangue, dont les sécrétions sont entièrement suspendues. Pendant la période digestive, au contraire, les mêmes glandes sont gorgées de sang, rutilantes, comme érectiles ; et leurs conduits laissent écouler les liquides sécrétés en abondance.
11 faut donc reconnaître dans les organes deux ordres de circulation :
V La circulation générale , connue depuis Harvey, en 1628 ;
2° Les circulations locales, découvertes et étudiées seulement dans ces derniers temps.
Dans les phénomènes de circulation générale, le sang ne fait en quelque sorte que traverser les parties pour passer des artères dans les veines.
Dans les phénomènes de la circulation locale, qui est la V7'aie circulation fonctionnelle, le fluide sanguin
COiNDITlONS VITALES DU CERVEAU 110
pénètre dans tous les replis de l'organe et s'accumule autour des éléments anatomiques pour réveiller et exciter leur mode d'activité spéciale ^
Ce qui vient d'être dit sur les circulations locales ou fonctionnelles ne s'applique pas seulement aux organes sécréteurs où s'opère la séparation d'un liquide à la formation duquel le sang doit plus ou moins 'Concourir; il s'agit là d'un phénomène général qui s'observe da)is tous les organes, quelle que soit la nature de leurs fonctions.
1° Le système musculaire, qui ne produit qu'un travail mécanique, est dans le même cas que les glandes, qui agissent chimiquement. Au moment de la fonction du muscle, le sang circule avec une plus grande activité, laquelle se modère quand l'organe est en repos.
2*^ Le système nerveux périphérique, la moelle épinière et le cerveau (comme on le verra plus loin), qui
1. Les mouvements réflexes produits par un désir font suinter les glandes comme le fait le contact des aliments. Voici une expérience :
Prenant un cheval à jeun, on découvre sur le côté de la mâchoire le canal excréteur de la glande parotide; on divise ce conduit, rien n'en sort, la glande est au repos. Si alors on fait voir au cheval de l'avoine, ou même, si sans rien lui montrer, on exécute un mouvement qui indique à l'animal qu'on va lui donner son repas, aussitôt un jet continu de salive s'écoule du conduit parotidien, en même temps que le tissu de la glande s'injecte et devient le siège d'une circulation plus active.
Le docteur Beaumont a observé sur son canadien des phénomènes analogues. L'idée d'un mets succulent déterminait, non seulement un appel de sécrétion dans les glandes salivaires (faire venir l'eau à la bouche), mais provoquait encore un afflux sanguin immédiat sur la membrane muqueuse de l'estomac.
servent à la manifestation des phénomènes de l'innervation et de rintelligence n'échappent pas non plus à cette loi * .