‹ L'âme est la fonction du cerveauChapitre 87 sur 170 · Marge · texte numérisé non relu

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'.i. V. page 178, conditions vitales.

nard affirmait avec énergie que les altérations tles fonctions sont, dans l'organe cérébral comme dans les autres, liées à des lésions anatomiques constantes : « Si dans beaucoup de circonstances elles ne sont point encore connues, il faut en accuser l'imperfection seule de nos moyens d'investigation. D'ailleurs ne voyons-nous pas certains poisons tels que l'opium, le curare, paralyser les nerfs et le cerveau sans qu'on puisse découvrir dans la substance nerveuse aucune altération visible ? Cependant nous sommes certains que ces altérations existent, car admettre le contraire serait admettre un effet sans cause. »

L'axiome soutenu par Claude Bernard au nom des physiologistes est également adopté par les aliénistes : « Il est des lésions, des modifications morbides, dit Dagonet, que l'autopsie ne saurait révéler, qui peuvent même disparaître au moment de la mort. Telles sont les altérations de la circulation, l'irritation, les vibrations, l'activité ou le ralentissement du flux nerveux, qui ne peuvent être appréciables ni au scalpel ni au microscope. Dans les formes essentielles de la manie récente et susceptible de guérison, il serait impossible de découvrir aucune lésion cérébrale caractéristique. Sans aucun doute le cerveau est le siège de la maladie, et si cet organe apparaît avec sa texture et sa composition normales, on n'en doit pas conclure que la lésion n'existe pas, mais seulement qu'elle échappe à nos moyens d'investigalion '» » Ce sont les

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expressions mêmes dont s'était servi Glaiule Bernard.

Maçcé avait déjà formulé en loi ce fait constant : « A un trouble de l'intelligence correspond toujours une modification maladive de l'encéphale *. »

Il y a donc unanimité parmi les savants; et c'est précisément la constance de cette loi qui soutient et guide les aliénistes dans leurs délicats et difficiles travaux.

Les désordres de l'encéphale peuvent être rattachés à trois mécanismes principaux :

1** Un afflux anormal de sang ou lujperémie (u::£p, en excès; «Tua, sang);

2° Un arrêt du arrêt du sang ou ischémie (la/etv, arrêter; aTua, sang);

3° Une hyperémie et une ischémie simultanées, celle-ci affectant une partie de l'encéphale, celle-là une autre partie.

Les arrêts de gang ou ischémies sont dus :

i^ Soit à des caillots de sang qui voyagent ou embolies.

2° Soit à des caillots qui adhèrent aux parois des vaisseaux ou thromboses ;

3*" Soit à des granulations graisseuses qui se déposent sur les parois des vaisseaux.

P Hyperémie. — Dans l'hyperémie générale, tous les vaisseaux sont plus ou moins injectés, ce qui donne à la surface des diverses parties de l'encéphale un ■l'pect rosé. Des plaques rouges, violacées, indiquent

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