IMITATION DE CHATEAUBRIAND
l, a riante main de 1 aurore
A peine a soulevé le voile du coteau, : . < • . f . .
<£ue Vairain frémissant sous la voûte sonore
. - K veille à ^nuirl lu oit le hameau. -J. >- .
lis LRS ROGATIONS A LA CAMPAGIE
On accourt * qn s’arrête à la porte gothique,
Non loin de l’if anx verdoyants rameaux ,
Planté par les aïeux, et dont l’omhrage antique Protège aujourd’hui leurs tombeaux.
De l’orateur des champs la naïve. éloquence Ne cherche pour toucher nuis discours éclatants: Mes enfants, a-t-jl dit^venez, mes chers enfants;
Et les pleurs coulent en silence.
Le troupeau se rassemble à la voix du pasteur; Pêle-mêle suivant sa rustique bannière ,
Il marche lentement, récitant la prière
Qui convient le mieux à son cœur :
('/est l’hymne du patron ; c’e&t un fidèle hommage
. ■ • ti' . .
A l’ange dont la mission Est de veiller en père au soutien du village , Disposant à son gré du sort de la moisson. ,
On descend au sentier de l’obscure vallée Où se fondent encor, d’incertaines couleurs ,
Où 1 aube du matin, par l’aufore exilée,- • Laissa tomber ses derniers pleurs.
On passe k»s rochers couronnés de verdure ; . • '
Du chêne des vieux jouif/saluant le repos,
LESROGATIONS A LV CAMPAGNE. U9
On franchit , sur le pont qu’a jeté la nature, ■
' Le torrent qui roule à grands flots. " - Oftr se perd au lointain..,. Le vallon , la prairie*
Sous les pieds fugitifs Inclinent leurs trésors :
Et les hôtes,des bois à l’agreste harmonie , .
: . Unissent de, bruyants accords j. ~
‘ ^ Tout semble qn concert de louanges ,,
Les ruisseaux, les téphirs, le lâx,e du printerujis, ~ La prière , les fleurs forment un même enceus .
Qui sclève au séjour des anges. - y .>
Cependant le soleil annonce le retour;
Oh voudrait retarder sa rapide carrière , ,
Mais l’heure où l’on pria pour les fruits de Ja terre Pie commencera point un inutile jour.
La pompe a disparu. Chacun vole à l'ouvrage ; Qu’avec un doux espoir on suit url dur chemin !
Que le soc aux sillons s’enfonce avec courage,
Quand on vient d’implorer cette puissante main Qui lient en ses trésors les trésors de l’année Et promet au travail le pain de la journée !
LES 11 (MUT 10* 3 A LA CAMf>A«JiE.
Pour achever un jour commencé saintement , • •
A l’heure où le sommeil nous berce mollement Des plus doux souvenirs -, le curé sous l’ombrage Prend son repas du soir ; compagnons de son âge , Les doyens du hameau s’assemblent dans saeour ;
La hine en ce moment paraissant sur la tour ,
Au silence des nuits mêle son harmonie ;
La voix du rossignol pleine de mélodie , - *
Essayant au lointain des accords tout nouveaux , < Vient toucher les vieillards assis près des tombeaux.
VT
ion , je ne puis avoir d autre pensée -, je sois déjà présent à