Attention. — Quand nous pensons, il ne nous est guère
possible d'avoir conscience en môme temps de choses bien diverses. Je ne puis pas en môme temps lire avec attention et écouter une conversation. Je ne puis pas non plus me représenter tout le contenu du livre que je lis en même temps. Le . champ de mon activité consciente est donc à chaque instant rétréci, tant dans Tespace que dans le temps, et concentré sur quchjuc pensée spéciale. Plus ma pensée se concentre avec intensité sur quehjue chose, plus étroit est le champ de ma couscience. On appelle attention ou aperception cet état fortement concentré, et en même temps rétréci, de l'activité psychique. Lorsque Tattention est puissante, elle s'associe à un sentiment de tension ou à une sensation dVfTort intérieur. Si je laisse, par contre, agir une série d'impressions sur mes sens sans me concentrer sur Tune dN^Iles et sans y associer de réflexions serrées, je puis avoir conscience simultanément de plusieurs impressions. Leur nombre est néanmoins limité. Dans ce cas, Tattention est plus faible et son champ plus large. Pareil état s*appelle distraction. Le langage populaire désigne h tort du terme de distraction l'inallention portée aux choses accessoires, lorsque l'attention est puissamment