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CHAPITRE VII

CONCLUSIONS GÉNÉRALES

A la fin de celte étude expérimentale sur Pâme et le monde fluidique invisible, j’espère que mes lecteurs garderont tous la ferme conviction, qu il existe en nous umàme, non pas hypothétique ou créée à dessein parles religions, mais bien réelle, notre double Iluidique du corps matériel, expérimentalement accessible dans sa polaiisation physique vers la matière t^àme sensible) et dans sa polarisation vers l’esprit (àme psychique).

Cette âme de vie se manifeste par ses propres mouvements intimes, ([ui, dépassant les limites cutanées de

notre corps tangible, viennent s’enregistrer d’eux-mêmes,

ou graphier leurs vibrations lumineuses, de telle sorte qu’il n’est plus possible de la confondre avec les différents modes de l’énergie, dont elle se différencie par la polarisation de son mouvement et la signature ]»ropre de sa graphie.

Après avoir exploré le domaine de la matière dans son étendue, celui de la mécanique dans les lois do transformation de l’énergie, l’heure est arrivée pour l’es- ^ prit humain, d’envisager non plus le mouvement pro-

l’ame humaine

duit, mais le mouvement spontoné^ c’est-à-dire de Tintelligence en mouvement et vibration lumineuse ; c’est le deuxième plan de Tinvisible abordé; c’est l’entrée en scène expérimentale de 1’ Esprit, du troisième plan ; l’invisible intelligence, intermédiaire entre les forces de COHÉSION et de subtilisation, forces semi-conscientes et instinctives, les pondère et les équilibre en un savant et sage antagonisme qui produit l’harmonie dans TUnivers.

La physiologie a étudié le fonctionnement organique résultat visible de la vie dans l’organe; la psychologie doit étudier l’aihe de l’organe, dont nous connaissons le fonctionnement et la structure, c’est-à-dire la vie en nous, ce verbe créateur qui a tout fait et sans lequel rien n’a été fait, substance, âme du monde.

Cette étude appliquée à Tàme humaine nous la montre comme la forme, le premier vêtement, l’étui de notre esprit, qui sait et se sait lui-même.

L’àme agit ‘ de par son propre mouvement psychique conscient, physique instinctif; ce mouvement, nous pouvons l’enregistrer, comme nous en recueillons la signature graphique, la lueur de l’ame.

Pour ceux qui ne croient pas à son existence, j’ai jeté entre la matière tangible et l’esprit inaccessible en luimême, mais accessible par sa manifestation la forme lumineuse qu’il revêt, un pont d’expériences par-dessus l’abîme du mystère, reliant la terre ferme du matériel à la forme fluidique de l’immatériel, le visible à l’invisible, le fini à l’infini ; ils verront que tout se touche,

1. L’âme physique est le produit de l’instinct vital du cosmos inférieur, l’ame psychique, celui de l’Intelligence Verbft; L’àme humaine est l’analogue de l’Ame Universelle, harmonieuse pondération par l’f^sprit des forces subtilisante ou expansive et cohésive ou astringente, attractive.

CONCLUSIONS GÉNÉRALES

s’engendre, s’emboîte dans la nature universelle, dont les plans sont solidaires les uns des autres, d’une façon si intime que pour le savant dégagé de tout doctrinarisme, il est impossible de se cantonner dans un des pôles de l’absolu, matière et force^ en ce point où la force est devenue matière, et où la matière est de la force astringente concrétée, corporisée.

J’ai, pour ma part, pu sentir la force Iluidique vitale dans certaines expériences, prendre une consistance au toucher. Bien des expérimentateurs, surtout depuis Eusapia Paladino, ont éprouvé le même phénomène*.

La nature ne fait pas de saut, mais passe par des états successifs sans intervalle. Les cinq étuis de la Yogua, qui comprennent les sept états de l’homme, rendent bien compte des emboîtements du rayon divin projeté dans l’universalité du phénomène.

La créature, d’une façon générale, est caractérisée par la chute du rayon créateur dans le tissu de vie universelle. Ainsi se trouve constituée l'âme intelligence germe sériée, hiérarchisée, suivant sa vertu qui sera le degré de sous-multiplication de la projection créatrice (PL 48).

Le souffle de Vie, par sa double polarité instinctive, dite inférieure, et consciente, dite supérieure, entretient l’existence de ce germe lipidique qui constitue Pâme personnelle de la créature. C'est cette âme sensible qui s’objectivera et formera son corps matériel.

De la graine de blé à l’homme, la loi est la même ; toute hiérarchie animique évolutive gît dans la valeur

1. C’est le mixte coagulé de TAlchimie; en termes modernes, Tétât gluant de la force vitale condensée; de Bodisco qui est parvenu à condenser le Zoether, le compare à une neige sillonnée de lueurs électriques, pouvant prendre un certain poids; elle dégageait une certaine chaleur, en se dissipant (Corps astral, sa condensation, Bodisco), (Initiation avec photographies à Tappuij.

l’aME HU3IA1NE

du rayon psychique qui rattache le Créateur à la créature ; comme tout corps dépend des échanges vitaux et électroneuriques avec le fluide vital, ainsi que des matériaux solides fournis parla constitution terrestre de notre planèle.

11 existe donc en psychologie invisible, mais cependant manifestable par l’expérience, l’analogue de ce que le plan corporel nous montre ; nous retrouvons dans le rudiment de la vie matérielle, dans la cellule, un point central, un protoplasma et une enveloppe. Le point central, ou germe organique, correspond à Vâme germe intelligence, constitutive de l’individualisation-animique, qui sera ultérieurement la personne (PL 39).

Le protoplasma correspond au souffle de la vie universelle, à l’àme vitale dans cette personne ; cette âme vitale est composée par une réunion d’animules-vie (PL 6).

L’enveloppe-forme enfin est l’analogue du corps matériel ^

L’antiquité affirmait cette notion d’àme personnelle, le paganisme en était imbu, d'où le polythéisme. Cicéron répétait : « Tout être est mû par une force intime, qui lui est propre. »

Porphyre ajoutait « l’âme se fait son corps ». Aristote disait « l’ame est le principe de vie ». Après eux j’ai pu montrer que l’âme se meut et luit, qu’elle est mouvement et lumière.

J’ai pu mesurer et graphier ce qu’Hippocrate appelait l’énormon du corps humain, et surprendre par l’allure d’une aiguille la vivacité, la lenteur ou l’amplitude de ses mouvements, les transformations, les tensions de celte force que Barthez disait se trouver dans les

1. La forme ou l’ombre lumineuse est nettement dévoilée par les expériences de Uœngten qui a éclairé l’àme vitale sans se douter qu’il existait en nous une lumière interne, le Somod.

COXCLUSIOXS GÉNÉRALES

êtres vivants et ne plus exister chez les morts, le mouvement intime de notre âme vitale, de cet esprit de vie la mumie de Paracelse, en notre corps matériel.

Bien plus, j’ai pu montrer que l’âme par sa lueur pouvait impressionner une plaque sQnûh\&‘, ei phénomène capital, l'esprit créateur manifeste son intentionnalité par la forme animique qu’il revêt, par laquelle il se signe ; sa lumière invisible possède une puissance photo-chimique remarquable qu’on peut rapprocher des effets photochimiques déjà entrevus, mais dont la vibration excessive (300 à 800 Irillions de vibrations, à la seconde) est incompatible avec la vision oculaire.

Les forces de cohésion et de subtilisation du 2“ plan invisible expérimentalement démontrées par les expériences psycho-graphiques, leur résultat sur les sels d’argent, sont bien une preuve flagrante de la vérité de l’axiome contenu dans mon premier livre ’ : c'est de Yintelhgence qui dirige du mouvement et du mouvement qui par son mode vibratoire concrète de la matière.

A cette loi il faut ajouter les deux suivantes :

L'esprit se manifeste par la forme lumineuse de l'âme qui le voile; l'âme est la forme objectivable du corps tangible; plus la forme le signe est parfait, plus t esprit qu'il contient l'est également; c'est la loi de signature.

La troisième est celle de cornmunion fluidique pour les pneumiques et les psychiques.

L'âme induit l'âme, communie fluidiquement avec l'invisible, P esprit avec l'esprit ; c'est la loi de sympneuma fluidique, analogue à la sympathie entre personnes.

Retenons donc, qu’entre notre corps matériel et élec-

1. La force de mort subtilisante, de Vie cohésive et l’Esprit Universel sont les trois manifestations de l’Intelligence incrééesurle2’* plan fluidique invisible.

l’ame humaine

tro-calorique, et notre esprit d^essence divine, il existe VAme vitale^ dynamisme suprasensible intelligentié et matière subtile en nous, dont les mouvements exlériorés, les communions avec la vie cosmique, Tâme du monde, sont saisis au passage par une aiguille révélatrice et interprétés dans une formule biomélrique, comme elle se manifeste par sa propre lueur.

Retenons encore, que notre âme en communion avec la force de Vie universelle, se nourrit et s’entretient de cette force que j’ai pu graphier, comme notre esprit, rayon émané de l’Intelligence Incréée, s’entretient et communie avec l’Esprit universel également graphié. Comprenons bien qu’en nous, faible cellule germée du monde matériel par notre corps périssable, petite parcelle du monde animique par notre âme germe transmuable dans sa forme, la volonté soi-consciente de notre espritreste seule, l’êtrepersistant, immuable, c’est-à-dire divin ; en effet, tandis que le corps et l’âme dans ce monde visible et dans l’autre invisible, participent aux transformations du phénoménisme existence^ tandis que par la naissance à la vie terrestre, nous entrons dans le contingent matériel tangible et personnifié, que par la mort corporelle nous rentrons dans la vie fluidiq-ue invisible et collective, que par la deuxième mort anîmiquèla chute des écorces, l’âme spirituelle finit par perdre ellemême sa forme fluidique cohésive, l’esprit rayon conscient de lui et de son essence, seul, permane dans l’éternité, défini et unifié à la substance de l’Esprit créateur, dans le sein de l’Absolu.

Parmi la manifestation nalurée,dans l’univers, c’est le propre de l’homme d’avoir la soi-conscience intime. Avec saint Paul et Leibnitz, ayons donc l’absolue conviction que vivants ou morts, dans le temps ou l’espace, sous-

CONCLUSIONS GÉNÉRALES

multiples divins, nous sommes toujours en Dieu l’Être x\bsolu, à travers ses différentes manifestations, et en constante évolution vers Lui les Dieux l’Unité, L’Un

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