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CHAPITRE III

EXPOSÉ TECHNIQUE ET THÉORIQUE DE l’iCONOGRAPHIE

LTcoiiographie, c’est-à-dire la graphie des formes des images, ou des vibrations invisibles ^ est bien différente de TElectrographie ^ ainsi que des photographies dites spirites. Je ne parle en effet ni de formes visibles par l'œil venant se faire photographier, ni des médiums nécessaires à cet effet.

Il ne s’agit pas non plus de photographies solaires, où la lumière du soleil accuse les formes et les contours renversés d’un objet sur une plaque mise au-delà du foyer de la lentille.

En Iconographie, que je me sois servi ou non, dans mes nombreuses expériences, d’un vulgaire appareil photographique, je n’ai pas recherché la lumière solaire reflétée par les objets photographiés comme agent d’impression de la plaque, j’ai toujours au contraire

1. La Graphie de l’Electricité est due à M. Narkiewiez lodko en grande partie; le conseiller de lodko a été le promoteur en moi de ces sortes de recherches graphiques; du domaine de l’électricité exploré par lui, je les ai transportées dans celui du vitalisme et de Tàme, qui m’est personnel; je dois donc tous mes remerciements à mon ami de lodko et au Docteur Encausse qui me l’a fait connaître.

l’ame humaine

tenté d’impressionner cetle même plaque par les effluves, les émanations, la vibration intime de l’objet invisible ou visible dans plus ou moins d’obscurité, pour en extériorer, en avoir l’âme intime en elle-même; souvent cette âme s’est d’elle-même iconographiée, plus souvent j’ai eu recours à la tension du vent électrique positif ou négatif, pour renforcer la lumière interne obscure et vivante, de l’objet humain ou non, que je voulais mettre au jour.

Y a-t-il un point de contact entre les formes apparues spontanément à la suite d’appel (Ghap. VI) elles photographies spirites de Crookes, Aksakof et Bodisco? Je ne saurais le préciser, mais je puis dire que je n’ai jamais rien vu de ce qui se passait sur la plaque, tandis que ces expérimentateurs distingués voyaient l’apparition qu’ils photographaient. Je reste donc bien cantonné dans le domaine de \ Iconographie de l'invisible.

J’ai surtout cherché à obtenir les signatures de forces cachées, forces vitales et psijchiqnes, niées jusqu’à présent.

Par le fait j’ai été entraîné, à la suite des recherches électrographiques, beaucoup plus loin que je ne le pensais de prime abord, dans ce domaine inexploré des graphies^ électrographies ^ vitographies^ odographies^ psychographies.

NOTE RÉSUMANT l’ÉTAT ACTUEL DE LA QUESTION PHOTOGRAPHIE MÉDIUMNIMIQUE OU SPIRITE PAR MARIUS DECRESPE

« Tandis qu’en France la photographie, invention française, est restée à peu près stationnaire, on lui a trouvé, à l’étranger, une multitude d’applications dont nous nous faisons à peine une idée très fausse et très incomplète.

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Chez nous, M. Lippmann a donné, ces temps derniers, une première solution du problème de la photographie des couleurs, posé dès les premiers jours de la photographie ; nous avons, de concert avec les savants étrangers, perfectionné les objectifs, les chambres noires et les plaques; mais, à part quelques rares essais, nous n’avons pas tenté autre chose que d’obtenir une impression durable et délicate de la plaque sensible par les rayons lumineux, réfléchis sur les objets matériels qui nous environnent. A l’étranger, on fut beaucoup plus hardi et l’on demanda à d’autres forces qu’à la lumière la modification chimique des sels d’argent.

Les tentatives faites en France en cette voie se réduisent aux photogi^aphies spirites de Buguet qui fut convaincu de fraude, au moins en certains cas, et aux expériences de MM. de Rochas et Baraduc dont les comptes rendus, justement appréciés, ont été reproduits dans toute la presse.

En Russie, M. de lodko, reprenant les expériences de Boudet de Paris, parvint, à l’aide de l’électricité et en l’absence de toute lumière, à obtenir le graphisme des effluves électro-vitaux qui s’échappent des doigts d’une personne électrisée. En Autriche, M. Zenger reconnut, par les traces imprimées sur une plaque au gélatino-bromure d’argent, que, comme on le supposait, l’électricité se propage par tourbillons. En Allemagne, en Russie, aux Etats-Unis et surtout en Angleterre, on s’est surtout occupé de la photographie dite spmtCy qui eut si peu de succès en France.

Les travaux des membres de la Société dialectique de Londres sont très remarquables par la précision de leur méthode expérimentale, et il est fort intéressant d’en faire connaître la part qu’on en sait par diverses communications verbales ou par correspondance particulière.

Sous l’influence de l’hypnose provoquée on spontanée, et poussée à un degré plus ou moins avancé, quelques personnes dénommées médiums, lorsque l’hypnose n’est chez elles que spontanée ou partielle, s’extériorisent, c’est-à-dire qu’elles projettent ou laissent échapper hors de leur corps physique un nombre plus ou moins considérable de molécules à l’état radiant ou éthéré ; c’est un cas particulier du phénomène trop peu connu de la perspiration. Ces molécules extériorisées restent néanmoins dans la sphère d’activité du centre psychique de l’homme qui les a émises et qui peut encore agir sur elles corhme il agit sur ses membres tangibles.

Or, lorsque Textériorisation est abondante, il arrive assez fréquemment que la masse extériorisée devient visible, sans doute par l’incandescence due aux chocs intermoléculaires (Voir les expériences de Nikola Tesla, dans les comptes rendus de la Société Française de Physique; janvier-avril 1892). Les formes perçues sont, le plus souvent, nébuleuses, d’une luminosité vague et sans contours bien défini.

Depuis 1860, on a obtenu plusieurs milliers de ces photographies, et les opérateurs s’appelaient W. Crookes, Varley, R. Rare, Aksakof, Zoellner, Russel Wallace, Wagner, etc. Il serait présomptueux de rejeter sans contrôle le témoignage tant de fois réitéré de pareils savants, quand on a accepté sans preuves l’assertion de Laplace niant qu’il y eût des aréolithes.

Mais les expériences précitées des Anglais viennent de démontrer que le processus phénoménique de la formation de ces images sur la plaque sensible diffère entièrement de celui de la photographie proprement dite.

Voici comment s’obtient ordinairement une image fantomale. Le médium entransé, c’est-à-dire en un état analogue à la catalepsie hypnotique, ou le sensitif à l’état de veille se place, en pleine lumière, devant l’appareil photographique; on braque l’objectif sur le sujet, on découvre la plaque suivant les procédés ordinaires, et, au développement, on y trouve, avec l’image du sujet, la trace plus ou moins nette de l’image fantomale, ou, pour parler le langage spirite, de l’esprit. On peut encore — et c’est le procédé suivi par M. de Rochas (Voir Paris Photographe de juin 1894) — faire l’obscurité après avoir braqué robjectif,et l’on obtient alors l’image fantomale, mais non pas celle du corps tangible du sujet.

Or, les savants anglais qui se livrent à ces recherches remarquèrent que, tandis que les images photographiques des objets tangibles présentaient toujours un certain relief à l’examen à la loupe, les images fantomales n’en présentaient jamais. Pour élu. cider ce problème, ils employèrent alors un objectif stéréoscopique donnant une double image dont le relief s’accusait énergiquement au stéréoscope, pour les objets tangibles ; mais les images fantomales conservaient, malgré la netteté du dessin, leur aspect pictural uniformément plat. De ceci. Ton conclut que la formation de l’image fantomale ne suivait pas les mêmes lois que celle de l’image des objets tangibles ; que les effluves (?) producteurs

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de celte image n’étaient pas, comme les rayons lumineux, réfractés par l’objectif; que, par conséquent, l’objectif était inutile pour le graphisme du fantôme sur l’émulsion sensible. 11 semble donc qu’on se soit trouvé en présence d’un phénomène de translation moléculaire, analogue à ceux qui furent observés par Crookes (matière radiante), Tesla (expériences précitées) et Lenard (rayons cathodiques).

Une contre-épreuve était indispensable; on mit donc, entre les mains d’un médium sensitif, une plaque sensible convenablement garantie de la lumière ; et, sur l’affirmation de ce médium qu’un esprit était présent, on lui dit d’essayer d,e projeter l’image de cet esprit sur la plaque sensible. Au développement, l’image désirée apparut sur la plaque. » L’iconographie telle que je crois l’avoir créée et exposée dans cet ouvrage commencé en 1893, et pour lequel M. Decrespe a bien voulu faire ce résumé de la question photographie médiumnimique, qu’il termine par les expériences les plus récentes, est basée sur l’action directe et en nature, en foime même, de l’àme humaine agissant par la main sur la plaque. Dès 1893 mes expériences ont eu lieu en dehors de toute lentille intermédiaire renversant l’image..

La lumière solaire se réfracte en foyers conjugués, tandis que la lueur animique de l’homme, ou la force de vie universelle pénètre directement les corps, ou sort sans déviation et se graphie en sa forme même. (Note de V auteur.)

Avant d’aller plus loin, pour trancher la question de technique opératoire, il est nécessaire de s’expliquer, en présence de certaines réticences relatives à des clichés que j’ai eu soin de ne pas présenter. Je fais allusion au défaut d’épuisement des plaques par le bain d’hyposulfile; pour ces quelques clichés, je crois les avoir laissés assez longtemps dans le bain, mais il n’y a pas à invoquer cette question relativement à ceux que je présente, la lumière interne ou animique pouvant impressionner plus ou moins faiblement certaines plaques, vu son degré

de puissance photochimique, réellement remarquable. Pour conserver certaines finesses, le bain d’hyposulfite qui dissout la gélatine, doit être surveillé dans son action, car il pourrait tout emporter, et je rappelle ici que nous ne sommes plus en présence de l’active puissance chimique du rayon solaire.

Pour des maîtres en photographie, les plaques que je leur ai présentées sont nettes, vraies, mais restent pour eux incompréhensibles dans leur mode de production ; car dans les conditions d’obscurité où elles se sont produites, elles ne devraient pas être impressionnées, et les sels d’argent sont réduits.

Je leur ai demandé s’ils avaient jamais fait attention à ce qu^ils appellent les clichés voilés, La réponse est la même : « Ce sont de mauvaises épreuves à jeter, qui ne correspondent pas au but recherché, à une épreuve très nette ; mais tous ont ajouté qu’ils ne s’étaient pas inquiétés du pourquoi de la chose, qu’ils avaient attribuée, tout à fait superficiellement, à des actions chimiques ou à des séjours trop prolongés dans les bains, que du reste leur préoccupation était ailleurs. »

J’ai dû faire alors de mon côté une petite enquête et j’ai appris que certaines femmes perdaient toute une plaque, en la prenant par un coin, si bien que pour la fabrication, on les a remplacées par des machines, qui transportent les plaques une fois que la solution a été opérée. La lumière n’est pas seule à agir sur elles, un coup de pistolet voile une plaque ; la pression produit le même résultat. J’ai pour ma part fait un gâchage très probant de plaques pour me rendre compte de tout ce qui constitue les points en dehors de la question ; je puis donc affirmer que les graphies que je présente ne sont pas le fait de causes fortuites ou d’accidents opératoires.

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et qu’elles se sont produites dans certaines conditions, qui ne pouvaient même pas venir à l’esprit des photographes, imbus de l’idée absolue qu’on ne peut faire de la photographie, c’est-à-dire impressionner une plaque, qu’«z^ grand jour ou à la lumière électrique^ .

J’ai fait aussi quelques contre-expériences, qu’il serait trop long de rapporter ici, pour bien asseoir ma conviction.

En résumé, la question technique est la suivante : 1° Emploi de plaques-lumière, non pointillées ; opération à la lumière rouge dans l’obscurité ; précaution prise contre les lueurs de la machine statique, dans les cas où l’on se sert de l’électricité ; T bain Æiconogène de S à 10 minutes avec agitation ; lavage et mise dans l’hyposulfite à 4 0 0/0, agitation et lavage pour éliminer les sels de soude; résultat acquis observé par transparence.

On peut saisir de suite ce qui s’est produit *. cliché positif, méthode d’appel à l’invisible ; ou nécessité d’attendre le séchage et le tirage du cliché négatif: méthode de projection; l’épreuve fournit l’image projetée.

U interprétation des formes vues est sujette à discussion comme toute interprétation ; mais elle s’appuie pour ma part sur la possibilité de comparaison avec d’autres épreuves, sur l’antithèse d’expérimentations contradictoires; elle reste basée sur une somme de connaissances relatives à ces questions, comme sur une série de conditions expérimentales. En tout cas la plaque est impressionnée dans des données étrangères à la photographie habituelle, pour un tout autre usage que celui auquel elle était destinée.

1. Avec des rayons ultra-violets on observe le phénomène de fluorescence, on obtient des photographies réellement produites dans l’obscurité violette, mais complète pour l’œil qui ne perçoit rien.

l’ame HL’MAINE

Elle ne devrait pas être impressionnée et cependant elle

Elle était destinée àreproduireinslantanémenlau grand jour la lumière extérieure d’un objet et. par la différenciation de l’acuité des rayons chimiques qui en émanent, en retracer la forme, les saillies et les ombres renversées.

Dans r iconographie, la plaque reçoit d’une façon lente, non plus par le rayon solaire, mais par un courant électro-vital (vent, souffle), ou simplement par une émission directe et en grandeur, non la lumière cÆ/mewe de l’objet, mais ce qu’on peut appeler sa lumière interne, son âme intime qu’elle enregistre ; pour produire celte image, l’appareil de condensation lenticulaire n’est pas nécessaire ; elle échappe donc aux lois de réfraction et des foyers conjugés; c’est une loi propre à celte force vitale, à notre âme de vie, de se graphier directement sans subir de transposition du fait de son passage du plus dense au moins dense, et telle qu’elle est, en forme.

Pour obtenir celte lumière interne, par opposition à la lumière du jour, ce feu obscur de la vitalité, le tout est de se mettre dans certaines conditions. En tout cas, voilà un nouveau chapitre de physique supérieure, arraché à l’occulte et ouvrant à l’homme un nouveau monde, celui des forces inconnues, appartenant au domaine de l’invisible, où rien ne se perd, où tout se transforme; et si l’on retrouve actuellement la poussière terrestre de mondes ou d’êtres ayant existé, on doit aussi pouvoir retrouver les résidus des potentialités vécues, les ombres de ceux qui ont passé, laissant, suivantle vers d’Ovide, « le corps à la terre, l’ombre au tombeau et l’esprit aux cieux».

Je puis d’ores et déjà rendre hommage aux grands occultistes d’autrefois, qui ont exprimé par des symboles les formes et les vibrations de ces forces, qu’ils tenaient

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soigneusement cachées; puisqu’ils n’avaient pas de plaques photographiques à leur disposition pour les révéler, on est logiquement obligé de les considérer comme des illuminés, des inspirés, ou des voyants de ces forces intelligentiées. Peut-être aussi possédaient-ils des moyens enregistreurs perdus depuis, comme tant d'autres choses.

Dans l’étude de la production des icônes il faut considérer quatre facteurs : X opérateur y c’est-à-dire moi par exemple, avec ses puissances de forces vitale et psychique ; 2° les fluides électriques et le milieu cosmique intermédiaire entre lui et la plaque, 3° la plaque sensible, organe récepteur, corps fixateur du courant produit ; 4° Tinvisibley ce qui est, sans être dans notre possibilité visuelle ; c’est lui qui va être attiré par la volonté humaine mise en dispositif d’aspiration pneumique, forçant l’appel et créant le courant attractif des forces ambiantes, appartenant à la vitalité ou à rintelligence universelle.

L’esprit humain pourra de même projeter son propre corps fluidique psychique, et la plaque le recueillir. Le tout est de pouvoir créer le courant ; il n’est besoin de lentille en aucune façon.

11 est nécessaire d’envisager la puissance humaine en présence non plus des modes de l’énergie, mais de forces plus intelligentiées et semi-conscientes de la nature. Nous savons déjà que l’homme, par son mouvement animique normal, est attractif de l’aiguille à droite et répulsif à gauche. Son àme possède donc une respiration FLUIDIQUE, de ces forces dites occultes ; et si, par son organe pulmonajre, il crée un souffle nasal, faisant fonction alternative de soufflet aérien, pour mettre son sang en communion avec l’atmosphère gazeuse, il possède aussi par son âme, un centre simultanément aspiratif et

expiralif qui communie avec cesforces intelligentes, que l’antiquité appelait « Espj'it devie^ Esprit de lumière », destinées à entretenir la vitalité de notre corps Iluidique dans ses deux fonctions d'âme vitale, aromale, physique fixative, et d’âme psychique libre, spirituelle.

Dans la première partie de cet ouvrage, je crois avoir assez insisté sur les mouvements polarisés de l’âme en attraction et en répulsion de l’aiguille biométrique, pour ne plus y revenir. Dans la seconde partie, on verra que j’ai été assez heureux, pour pouvoir provoquer les signatures de la force vitale attractive et de la force obique expansive, surlaplaque intermédiaire mise entre la main et l’aiguille, et de constater les phénomènes d’attraction de l’aiguille dans le premier cas, et de répulsion dans le second ; j’ai donc ainsi obtenu, simultanément, la mise en mouvement de l'aiguille et la graphie de la force attractive ou répulsive qui la mouvait. J’ajoute qu’avec le O, c’est-à-dire lorsque l’aiguille ne bouge pas, à cette période d’équilibre statique, il existe encore une certaine perspiration fluidique qui impressionne la plaque, sans avoir la force de rompre la stabilité de l’aiguille : tout ceci revient adiré que cette respiration fluidique, même dans des conditions normales, présente des degrés d’intensité qui la font communier plus ou moins énergiquement avec l’atmosphère fluidique qui l’environne.

Lorsque l’on veut créer le courant psychodique ou psycho-odo-électrique, il faut donc que l’âme en premier lieu rompe la formule biométrique qui était sa loi vitale, son état normal actuel, qu’elle fasse un effort de tension pour aimanter ce courant, le polariser vers elle, ou l’extériorer vers la plaque; c’est alors par un effort de volonté qu’elle rompt l’équilibre respectif des forces occultes et permet à l’une d’elles de se manifester, si les conditions

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de sympathie d’induclion entre noire âme et ces forces intelligentes, permettent un mutuel attrait. Il faut donc queFâme soit à Tunisson de ce qu’elle demande, comme énergie morale, élévation d’esprit et pureté d’idéation, si l’on veut obtenir des manifestations d’un ordre plus difficile, mais plus élevé dans la lumière. Je crains que les tentatives ne soient beaucoup plus faciles à réaliser dans le sens opposé ; mais ce n’est pas une raison pour négliger la recherche du vrai et du beau, par crainte de rencontrer sur sa route les ténèbres et l’erreur, qui sont deux négations.

Je passe maintenant au courant intermédiaire entre l’opérateur et l’invisible, courant dans lequel est située la plaque, qu’il soit ou non combiné d’électricité.

Nous savons qu’il est composé d’un vent électrique, d’une disposition animique spéciale, et d’un effort de volonté attractif ou répulsif; c’est bien le courant électroodo-psychique, qu’il faut savoir produire et combiner, sous peine de n’avoir que les signatures séparées de l’électricité, de notre Od vital ou de notre Psychod volontaire. C’est en combinant ces trois lumières qu’on en obtient sur la plaque une quatrième, qui s’est spontanément produite ; c’est en mettant une lumière sur une autre lumière, comme l’enseigne Maxwell, que l’on pourra obtenir des merveilles ; souvent le vent électrique est inutile, la respiration animique suffit.

Si donc on a bien fait digérer le fluide électrique avec le fluide odique et la volonté, le fluide électrique ne laisse plus de trace graphique, la force vitale et la manifestation graphiée restent seules. Le feu externe visible électrique est alors rentré dans le feu interne invisible, qui va se dévoiler, en impressionnant la plaque avec d’autant plus de précision que la fusion électro-vitale a été

plus complète, que l’esprit a mieux conduit la combinaison fluidique qui réduit les sels d’argent et produit une image; c’est l’icône de l’esprit créateur ; lorsque nous aspirons par noire pensée, nous ajoutons à notre esprit particulier l’esprit universel, c’est Tappel à l’invisible.

Lorsque la fusion électrique avec le zo-éther n’est pas accomplie, soit du fait des conditions cosmiques qui influent sur l’opération, soit du manque de dispositif animique chez l’opérateur, qui comporte recueillement et tension volontaire, l’éleclricité apparaît seule sur la plaque avec plus ou moins d’od, mais il n’y a rien d’attiré ni rien de projeté.

Si l’on voit d’une part, qu’il faut V savoir produire le courant d’aimantation, 2° créer en soi le dispositif animique, on verra dans la méthode d’appel, qu’il faut d’autre part un certain degré de déterminisme spontané, pour que l’objet appelé se présente: il existe forcément une relation nécessaire d’essence, de potentialité intellectuelle, disons de sympathie, comme point de contact dans les phénomènes d’appel à l’au-delà ; ainsi s’explique l’envahissement de l’homme faible par l’horreur et l’effroi des formes vécues, et la projection des rayons de notre esprit ou des particules de notre âme à travers l’espace sur des personnalités plus faibles que nous, pour les vivifier de notre âme et les illuminer de notre esprit, tout en gardant sur des plaques le témoignage de l’acte que nous venons d’accomplir.

Tel est le résumé d’une expérience dont les deux bouts sont tenus d un côté par un être intelligent et volontaire, momentanément non visible (l’opérateur dans l’obscurité), et dont l’autre est tenu par un être ou une force intelligente, mais invisible, dont le vouloir est indépen-

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danl du nôtre et dont la forme échappe à noire œil. Un cinquième facteur résume les conditions cosmiques et climatériques qui sont plus ou moins propices.

Les temps d’orage et de pluie m’ont paru être défavorables.

Comme conclusion, pour répéter ces expériences, il faut savoir créer ce courant d’aimantation qui combine la hiérarchie des différentes forces connues avec les inconnues, et forme l’échelle intermédiaire entre notre monde visible et le monde invisible : élever et tendre notre esprit de façon à ce que nous puissions nous mettre en rapport avec des forces conscientes, agir sur des forces semi-conscientes, ou réagir contre elles au besoin.

J’emprunte à Kunrath la formule qui rend le mieux l’état d’àme à posséder pour notre intelligente volonté : « Laborando, perseverando, Orando » L

1. Je remercie ici du concours qu’ils m’ont prêté, M. Antony, au point de vue des conseils techniques que jlai trouvés chez Nadar, ainsi que M. Reymond et' Picot qui ont su par la simili-photographie rendre les formes et les détails des épreuves photographiques d’une façon mathématique. J’ajoute que toutes les photographies, à part une dizaine, ont été faites entièrement par moi, et que je possède les clichés des 62 simili-photographies que contient cet ouvrage, comme leurs épreuves réunies chez moi en une collection de contrôle déjà vue par bien des personnes.

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