CHAPITRE IV
LUMIÈRES DE L^AME VITALE. SEPT MOUVEMENTS LUMINEUX DÉVOILÉS PAK lTcONOGRAPHIE.
Nous avons vu que Pâme était mouvement^ que ce mouvement était bi-polarisé, et présentait sept formes de vibrations intimes et vivantes, dont on pouvait recueillir ]a manifestation extrinsèque par la biométrie.
Nous verrons dans le chapitre actuel, que l’âme est également lumière \ invisible à l’œil humain dans les conditions ordinaires, cette lumière possède une action photo-chimique assez puissante pour permettre l’objectivation de ses manifestations sur une plaque sensible.
L’âme humaine, vibration lumineuse et mouvement intelligentié, rentre donc dans le domaine de la physique objectivable, par sa propre graphie, la graphie de sa forme, son iconographie.
Elle vient ainsi, d’elle-même, ajouter la preuve expérimentale de son existence, parallèlement à celles déjà fournies par la philosophie, le raisonnement et la psychologie, qui envisagent l’action de l’âme sur ellemême ou sur autrui ^
1. Voir à cet égard le savant cours de philosophie de Boirac sur
L’hypnotisme et la suggestion en particulier ont fait faire un pas considérable à la question du moi, de la volonté, de la conscience, et partant de la responsabilité.
Mais voici que la magie à son tour, nous livre un de ses secrets et fait passer cette âme humaine invisible, du domaine du sujet dans celui dé l’objet. Elle comble ainsi le désir et la lacune de la métaphysique de Kant, et démontre le bien fondé de celle de Leibnitz : « L’âme spirituelle de l’homme se connaît elle-même, comme une unité vraiment une et indivisible, comme zme force tendant à produire une série indéfinie de faits, wSon unité consiste, en dernière analyse, dans la perception et la pensée, sa force dans la tendance et l’appétition ; la matière, le mécanisme ne sont que l’apparence extérieure des choses, au tond tout est vivant et animé. »
De son côté Spinosa avait dit : « Omnia diversibus gradibus^ iamen animata. Tout est animé à un degré différent. »
Aux philosophes classiques, il faut ajouter la série des philosophes occultistes, depuis les plus anciens, affirmant que tout est vanité, illusion dans la matière, que seul l’esprit agite le monde, jusqu’au Martinisme actuel en passant par Eliphas Levy, Lacuria et Saint- Bonnet, répétant que la matière divisible, périssable, transformable, était le non-être^ Tapparence, le phénomène extérieur de la vie intérieure, et que Yespzdt élait Vêtre persistant. Il faut ajouter que cet esprit se voile dans la forme objectivable de l’âme, qui pour se manifester phénoméniquement pénètre la matière corporisée, comme il évacue la forme de l’objet pour s’en libérer.
VUnifé, ïidentitê, la spontanéité et la liberté de Vdme sph'iiuelle, de la CO science.
LUMIÈRES DE l'aME VITALE
Si la biométrie nous a permis de chiffrer les sept mouvements animiques, Ticonographie nous fournira sept formes de lumière, dont l’ésotérisme hindou a fait sept âmes différentes.
Comme l’esprit ne se manifeste que par l’àme, sa forme Iluidique, et que l’âme est la forme lumineuse, le vêtement de cet esp^rit, il est donc aussi capital de considérer la modalité de l’âme pour connaître l’intelligence qu’elle voile, que d’envisager l'allure d’un mouvement, pour connaître la vivacité de Fintelligence qui préside à ce mouvement; aussi à la proposition émise dans mon premier ouvrage : cest de i intelligence qui dirige du mouveiTient et du mouvement qui^ par sa vibration^ concrète de la matière^ parallèlement, je puis ajouter, au point de vue de la lumière \ C esprit se manifeste par sa lumière, par sa forme animique lumineuse, son signe ; et cette forme objectivée atteste, spécifie la présence et la vertu de V esprit qiielle revêt.
Avant d’aborder les sept formes de lumière, je tiens à rapporter une expérience qui rentre dans le domaine de riiypnologie, relativement à la démonstration de la conscience et de la perception que l’âme psychique a d’elle-même.
La conscience pure et illuminée de l’homme, VentendementQsi le septième sens, celui du divin en nous; il possède, partant, des notions d’ordre supérieur à celles qui caractérisent nos consciences bornées à l’instinct ou à la raison, et entretenues par la voie des sens. Non seulement la vraie conscience a la connaissance de ce qui l’entoure par la voie nécessaire et extérieure des sens, mais encore, elle est auto-percipiente, c’est-à-dire ayant la notion de son essence et conscience de sa propre conscience. L’esprit se connaît, se compare, se sent un et éternel, comme
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Texprime Leibnitz; « Nons savons, nous sentons que nous sommes éternels »; c’est pourquoi il rectifiait l’aphorisme que rien n’arrivait à Tesprit que par la matière, eu ajoutant « si ce n’est l’esprit lui-même : est in intellectii^ quod non prius fiierit in sensu, nisi ipse intellectns ». L’intelligence ne perçoit rien sans lessens^ si ce n’est elle-même.
Je vais rapporter une expérience hypnotique qui met bien en relief la justesse de la rectification apportée par Leibnitz à l’axiome matérialiste, qui fait passer toute conscience par les sens; elle est une vivante vivisection de l’âme démontrant l’auto-science de la conscience. Les états profonds de fhypnose si magistralement décrits par M** de R. montrent aussi raffaiblissement progressif de ta personnalité matérielle du moi actuel à mesure que la conscience du soi spirituel se développe.
Voici cette expérience : X. peut être endormie
assez profondément pour que la suggestion fasse cesser sa personnalité actuelle; elle la perd en môme temps que toute sensation sensitivo-sensorielle ; la sensibilité extérieure de la peau est annihilée ainsi que la sensibilité intime de l’âme sensible ; la perception de sa personnalité corporelle, comme celle de sa vitalité instinctive, a disparu.
Il n’existe plus que le rapport magnétique avec moi, la persistance d’un soi supérieur et la conscience de ce soi.
Ames questions: Etes-vous? réponse: Je suis. — Qui? Je ne sais ; je sais que je suis. — Comment êtesyous? « Une boule de lumière dans le noir. »
11 suffit de réveiller la personnalité du moi actuel, l’instinct de son âme sensiWe et la sensibilité cutanée, pour que M™^X. reprenne conscience de son moi momentané, de sa personnalité corporelle actuelle, avec
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tous les rapports extérieurs du monde périphérique, nom, adresse, etc., qui avaient disparu en même temps que l’inhibition de son âme instinclivo-corporelle ; tandis que son soi avait lajiolfon de sa propre existence et de sa forme animo-psychique.
L’âme, au point de vue de la physique dans laquelle elle doit définitivement entrer, est un mouvement lumineux objectivable^ voilant rintelliyence esprit. Il était donc logique de chercher à faire une classification de ces lumières et de voir si elles correspondaient aux mouvements biométriques enregistrés, comme aux dispositions d’esprit corrélatives, pour savoir si la forme elle-même de la lumière n’interprétait pas l’état de l’esprit correspondant.
Après avoir profondément étudié la question, je crois pouvoir classifier en sept mouvements lumineux, à formes différentes, l’ensemble des phénomènes iconographiques que j’ai obtenus chez l’homme.
Je rappelle que les dix-sept formules biométriques correspondent aux sept grandes divisions du mouvement de l’âme.
Afin d’être plus clair dans ces questions nouvelles et assez ardues, je commence par mettre sous les yeux le schéma de l’âme telle que je l’ai comprise, parla comparaison des différentes lumières, ou lueurs vibratoires, que la méthode iconographique a révélées.
Dans ce schéma idéologue, blanc d’un côté et noir de l’autre, on remarque dans la partie blanche la force vitale cosmique avec sa forme caractéristique, anse ellip’tique invisible, voile tissé entre le monde visible matériel en deçà et le monde actuellement inexpérimental de l’esprit au delà, l’esprit ne nous arrivant que par sa forme fluidique.
l’ame humaine
Ce tissu graphié contient les rudiments d’entités distinctes personnelles, représentées par les petits ronds (Ame intelligence germe), dont seule la forme nous appa. raît expérimentalement mais dont la vertu nous échappe-
Au milieu, les trois divisions {corps^ âme et esprit) s’emboîtent réciproquement ; l’âme matérielle séparée par une ligne en zigzag de l’âme psychique qui confine à l’esprit central.
Dans la partie noire, on observe les émanations obiques de Fâme matérielle, sous la forme d’un pointillé indécis, et le pétillement de l’esprit volontaire, qui, illuminant l’âme physique, dépasse la surface cutanée et s’extériore dans l’invisible périphérique.
Ce schéma destiné à montrer l’intime intussusception de l’âme physique et de Fâme psychique,/?5yc/iao^^r, peut s’appliquer aussi bien à la vitalité d’une cellule qu’à un système organique, au corps tout entier.
On voit, intermédiaire au corps et à l’esprit, Fâme ioieilef psychaour, aspirant à droite le courant psychodique de la force Universelle, et expirant à gauche le courant psychobique humain qu’elle rejette. Cet ensemble de la respiration animique montre bien sa communion avec Finvisible qui Fentoure ; on saisit suffisamment, je crois, combien Fâme sensible, brutale, instinctive, en contact intime avec le corps matériel, est le moyen de Fâme psychique, par rapport à son propre corps organique.
On saisit le jeu de la respiration fluidique de notre âme, par lequel elle entretient sa propre tension vitale de la substance vitale cosmique ; l’iconographie recueille les sept lueurs de cette aspiration et expiration lumineuse, comme la biométrie en constate les sept mouvements.
Les sept mouvements de l’aiguille correspondent aux sept lumières de la plaque.
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