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EXPLICATION XI

Boulets éleotro-vitaux, parcelles animiques corporisées, globulinées, par la tension électro-statique.

J’ai fait plus; comme un chimiste qui, en tâtonnant, mélange différentes solutions, j’ai, en combinant différents fluides, obtenu certains phénomènes intéressants.

A propos de la biométrie, c’est-à-dire de X émanation du corps humain activant à distance une aiguille, j’ai déjà parlé de ces boulets électro-vitaux selon moi, purement électriques suivant quelques contradicteurs.

Tel est l’objet de la discussion actuelle comportant deux points :

L’interprétation de mes expériences, et celle de mes contradicteurs.

2° La démonstration graphique de la force vitale fluidique, que je fais dans le courant de cet ouvrage par la classification des lumières spontanées de l’âme humaine, sans emploi d’électricité ; la question demande à être traitée sérieusement et à fond, puisque j’ai trouvé dans la plaque photographique un élément qui avait jusqu’alors fait défaut, pour l’étude de ces phénomènes si subtils que l’œil ne peut les percevoir.

Nous savons que le fluide positif et le fluide négatif se graphient d’une façon particulière, qui permet de les reconnaître, l’un étant chevelu et d’un caractère expansif, l’autre ayant une forme laiteuse condensée.

Depuis que j’ai parlé de ces boulets à la Société, quelques expériences ont été reprises à l’étranger. Avant d’aborder l’explication de ces expériences, je tiens à éliminer le mode éXimpression électrique^ que le D** Doudet de Paris avait obtenu grâce à l’étincelle statique, en mettant du minium ou de la poudre de crayon sur une médaille ou sur un dessin ; l’instrumentation et le détail complet de cette expérience, très intéressante, d’impression électrographique se trouve à la page 20 de la notice illustrée de Radiguet, mais n’entre pas dans la ques-

LUMIÈRES DE l’aME VITALE

lion que je traite, c'est-à-dire des boulets électro-vitaux.

Les photographies des médailles, que je dois à la complaisance du-D** Oudin, sont en rapport comme grandeur avec la sculpture et les reliefs ou saillies dont elles émanent, elles sont de plus irrégulières et ne présentent pas la forme parfaite arrondie qu’ont mes boulets électro-vitaux. Ce sont des taches graphiques comme on en voit au sommet de toute saillie, taches électriques. Je dis taches, parce qu'il m’a toujours semblé que dans ce phénomène, que j’ai rencontré assez souvent, il fallait tenir compte de l’élément saleté, graisse ambiante, humidité, etc.

C’est donc un mode d’impression par taches électriques, reproduisant des médailles ou des dessins. J’ai des têtes de chat que je dois également à notre confrère le D'* Oudin.

Je précise bien ici la morphologie du boulet électro-vital, pour qu’il serve de type de comparaison entre lui, dont la reproduction est si facile et ces modes anormaux ou passagers d’électricité statique, que j’ai rencontrés peut-être comme d’autres, et que je signale ici sans bien m’expliquer leur nature. Pour les désigner d’ores et déjà, je les appellerai le feu follet et la gouttelette électrique.

Le feu follet se remarque dans les frictions que l’on fait sur une personne placée dans un bain d’électricité négative, lorsqu’on trace rapidement un cercle sur son dos.

En restant à une certaine distance de l’étoffe, on voit une petite flèche bleu-vert suivre la boule sans la rattraper, jusqu’au moment où elle vient cogner cette boule de cuivre, quand elle est arrêtée.

Ce singulier phénomène, que j’ai constaté une dizaine de fois en hiver, me paraît être une formation électrique non globulaire émanant de vêtements épais et poilus.

l’aME HU3IAINE

un potentiel électrique, intermédiaire entre la boule électrisée en potentiel positif et le dos en potentiel négatif.

La gouttelette^ s’observe dans les recherches que j’ai faites, c’est-à-dire dans Tobscurité, le long de la tige lorsque la tension électrique est faible ou qu’il fait humide. On voit alors les demi-globes, gouttes d’eau lumineuses, couler le long de la tige comme une goutte d’eau le long de la vitre d’un wagon. On peut même, avec le doigt, sans les toucher, solliciter leur descente plus rapide, mais là encore il n’y a pas de forme sphéroïdale complète, il y a simple flux d’une goutte.

Les expériences de Von Lepel en Allemagne se rapprochent de la question. Sous le nom de foudre eu boule^ il décrit de petits globules lumineux rouges, qui se meuvent sur des fils de cuivre mis aux deux pôles d’une machine statique, séparés par une plaque de verre ou de papier frotté de paraffine. Le mois dernier, ce dispositif a été modifié par un savant ingénieur russe, M. M... de Wilna, qui est au courant de mes expériences. Il a obtenu deux photographies qui ne le satisfont pas au sujet de la nature vitale de mes boulets électro-vitaux, qu’il est tenté de considérer comme purement électriques. C’est la seule expérience électro-graphique que je reconnaisse sérieusement faite et ayant une portée, mais au lieu d’infirmer ma théorie, elle vient la confirmer. J’ai répété l’expérience, c’est-à-dire sur le bord arrondi d’un vase en verre placé sur une table, mise sur le tabouret électro-statique négatif, j’ai déposé une plaque lumière verre contre verre ; au-dessus de cette plaque lumière une potence ralliée au sol, électropositive, se termine par une tige à pointe de fil d’archal, dont les extrémités sont distantes de la plaque sensible

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d’environ trois centimètres ; pour éviter Técoulement possible des petites gouttes électriques que j’ai signalées, j’ai terminé la tige positive par un bouchon en liège, sur lequel les trois fils d’archal viennent s’implanter ; tout est nettoyé de manière à éviter la poussière et les émanations du contact de la main. Je fais alors l’obscurité dans mon laboratoire d’électrographie et vois, à la lumière rouge, de légères aigrettes se diriger vers la plaque, durant les trois minutes d’électrisation de moyenne tension : l’épreuve tirée dans ces conditions d’élimination de l’émanation humaine donne deux globules. Je répète la même expérience, mais dans des condilions opposées, c’est-à-dire en impressionnant les rebords du vase par une friction faile avec la main droite, tandis que de la main gauche je tiens la tige de ta potence susi>endant le trident, pour la charger démon émanation fluidique ; alors je constate que la plaque est impressionnée de boulets électro-Vitaux, se touchant sur tout le pourtour correspondant au rebord du vase ainsi dessiné.

Dans la première expérience, il y a peu de boulets, peu de fluide émis (je venais de faire le petit instrument avant l’expérience). Dans la seconde, je fais intervenir mon fluide vital, mon magnétisme animal, mon émanation, etj’obtiens un chapelet de boulets électro-vitaux.

Une force nouvelle inconnue de M... est aussi venue confirmer la série d’expériences déjà faites et montrer que le boulet électro-vital est composé, comme je le soutiens, d’une force électrique émanant d’un foyer en tension et du fluide vital obique, du magnétisme humain, quelque nom qu’on lui donne; il impressionne très vivement la couche sensible d’une plaque lumière, comme on le verra.

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