ÉPREUVE XXX
Fantôme lumineux
dissolvant de l’aimant avec perles du psychextase de la prière méditative.
LUMIÈRE ÉLECTRO-HUMAINE DE lODKO VISIBLE DANS l’oBSCURITÉ ET LA PÉNOMBRE
Je tiens à rapporter ici cette expérience, parce que mon ami Narkiewicz de lodko, l’a complètement réussie chez moi pour la première fois. Elle établit, à mon sens, le trait d’union entre l’électricité artificielle et la force vitale, le vitalisme pur que je décris dans cet ouvrage ; elle est de plus la démonstration visible de l'électricité humaine. Lumière électro-humaine.
Dans une pièce obscure, une douzaine de personnes assistent aux belles expériences du savant russe.
Le dispositif est celui dont on se sert pour la lumière de Rœntgen.
P Accumulateur de 4 volts ;
2*^ Une bobine de 7 cent, d’étincelles, dont l’un des pôles est perdu dans la pièce, dans l’espace, en manière de paratonnerre, la pointe en l’air. L’autre est terminé par un appareil propre à lodko (tube en verre avec tige de cuivre entourée d’eau, reliée à ce pôle).
lodko me met dans la main gauche son condensateur et dans la droite une grosse ampoule de Crookes haute de 25 cent, ayant la forme d’une poire en verre, dans laquelle le vide est poussé très loin ; le pôle positif
est formé entièrement par une tige surmontée d’un réflecteur en platine. Je ne sens rien dans la main droite qui tient l’ampoule.
Dès qu’une personne s’approche, la poire s’enflamme, quoiqu’il n’y ait aucune communication avec le pôle resté libre, ni avec l’autre, puisque ma main gauche le détient. Aussitôt que le doigt étranger touche la poire, des gerbes de lumière s’échappent de la main, pénètrent le verre et viennent mourir au contact de la mienne.
La gerbe est laiteuse, opalescente, blanchâtre, à centre d’or jaune ; elle ne présente pas la teinte verte des rayons cathodiques ordinaires ; elle est nacrée, et semble d’autant plus brillante que la personne paraît plus forte, plus vivante; la main de la personne retirée, l’ampoule s’éteint dans ma main et ne redevient opalescente qu’à 1 approche d'une tierce personne, pour s^enflammer au contact de son doigt. Si c’est la main soutenant l’ampoule que prend cette tierce personne, la lumière disparaît. Les douze personnes sont un peu surexcitées par ces expériences; la pièce étant bien imprégnée d’électricilé, lodko me fait lâcher le fil de la bobine et je n’ai plus que l’ampoule dans la main droite, rien à gauche, la bobine continue à fonctionner à fluides perdus, mais le phénomène dans ces nouvelles conditions se produit encore. Chaque fois que J. , de P., M., et B., ou leurs maris approchent leurs doigts de l’ampoule, elle s’allume; en les retirant, elle s’éteint.
Douze doigts font une couronne autour de 1 extrémité de l’ampoule opposée à ma main, et des gerbes, des cônes, des pulsations de lumière électro-humaine se produisent entre ma main droite et celles des assistants sans qu’aucun de nous soit en contact avec un des pôles de la bobine, qui continue à marcher à fluides perdus.
LUMIÈRE ÉLECTRO-HUMAINE DE lODKO
Conclusion : Dans un milieu obscur et surélectrisé, les deux fils d’une bobine étant perdus, il suffit qu une personne chargée d’un potentiel électrique diftérent approche la main d’une ampoule tenue par une tierce personne pour que la fluorescence électro-humaine ait lieu.
Les docteurs Julien, iVdam, Mercier, Hardenberger et moi, ainsi que Messieurs JaufTret, Jules Dois, Edouard de Perrodil, assistaient à l’expérience de lodko, faite pour la première fois à Paris, le 2 mars 1896. Cette belle lumière voile la plaque d’une façon diffuse comme la lumière du jour, elle ne présente pas d’anses ni de tissu maillé.