‹ L'âme nueChapitre 52 sur 104 · A MADEMOISELLE JEANNE F · texte numérisé non relu

A MADEMOISELLE JEANNE F

Les éphémères blonds qui naissent des varechs Et vivent entre deux marées

Sautillaient, près du flux des vagues liserées, Sur les sables à demi-secs.

Et leur vol crépitant claquait comme la pluie, - Traçant dans Tair des orbes vifs,

Et mêlant son choc preste au cri sourd des récifs Qui grondaient vers la vague enfuie.

LES FORMES. IBl

Le soleil paternel, roulant vers son déclin, Versait des caresses foventes

Sur ces fourmillements de minutes vivantes Qui s'agitaient au vent salin.

— Eux aussi 1 La mort lente a lassé leur envie : Plus loin des flots et des fracas,

Ils s'en vont, pour dormir, cacher sous les micas L'ennui long de leur courte vie !

132 LA VIE KXTÉRIBURE.

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