‹ L'âme solitaireChapitre 32 sur 140 · LE MATIN · texte numérisé non relu

LE MATIN

Matin de lent brouillard monotonement gris.

Les arbres bourgeonnants se dressent amaigris Et vagues, comme s’ils étaient l'ombre d’eux-mèmes. Le cercle rétréci des froids horizons blêmes Etreint, comme un collier prodigieux de bras.

Les toits mouillés et nus qui se tassent en bas.

Le vent brusque renverse aux maisons embrumées Le panache mouvant des légères fumées.

Et du gris sur du gris comme une cendre pleut...

Et pris d’un vain regret nostalgique de bleu,

Je rêve, le front triste et lourd de somnolence,

1 tue l’azur en l'espace élargi recommence...

La Chanson des Heures

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