CROQUIS D’HIVER
POL R la course au lointain, jeunes femmes coquettes, Attachez à vos pieds les légères raquettes.
Les champs sont blancs a 1 infini ; de toutes parts Il neige. C’est le temps propice aux beaux départs. Sous vos habits de laine épaisse, souple et chaude,
Ne sentant pas 1 hiver, vous irez en maraude,
Passant les vergers nus et passant les maisons Où la neige a planté de pâles horizons.
Et vous croirez pouvoir atteindre jusqu’au pôle I Il neigera toujours du blanc sur vos épaules,
Et vos lèvres seront rouges comme un œillet ! â ous rirez de tomber, d’un beau rire complet 1 Chacune sera gaie aussi de toute chose,
Et chacune sera rose comme une rose !
Sur le tapis fourré de molle hermine, au soir,
Lasses, vous reviendrez au foyer vous asseoir.
La Chanson des Mois
Belles d’avoir bu l'air ardent des étendues.
Ayant marché sur tant de blancheurs épandues Dont vos yeux resteront pour longtemps éblouis, Quelque nuit, vous aurez des songes inouïs D'arbres blancs, de maisons blanches, de paysages Exquisement givrés, beaux comme des visages !
Veilles du Jour et de la Nuit