‹ L'âme solitaireChapitre 8 sur 140 · CAUSERIE FÉMININE · texte numérisé non relu

CAUSERIE FÉMININE

AUJOURD’HUI, le salon est plein de jeunes tilles Aux yeux noirs, aux yeux gris, aux yeux bleus, et gentilles Elles causent très haut de bi joux enchantés ;

Elles causent surtout de puérilités.

De cette foule monte un parfum de Heurs mortes, Tiède et trop fort, fait d'essences de toutes sortes.

Elles causent, — leurs cœurs ne sont pas indulgents — Et médisent avec plaisir des jeunes gens.

Elles se font des compliments sur leurs toilettes,

Et projettent toujours de nouvelles emplettes,

Et mutuellement se disent des secrets

Que chacune répète à 1 autre, une heure après.

Le ton s’élève... On cause... Est-ce qu’on va se battre? Elles sont bien quatorze ou quinze... Elles sont quatre.

Les Heures d’ Amour

Page 1