‹ L'âme solitaire [microforme]Chapitre 45 sur 107 · CHANSON GRISE · texte numérisé non relu

CHANSON GRISE

PUISQUE les branches sont nues Tout le long des avenues,

rons en la maison ; Car dans notre chambre sombre Est prisonnière un peu d'ombre De la dernière saison.

Puisque les fleurs sont fanées Et sous les pieds profanées, Demeurons en la maison;

Car dans notre chambre chaude Comme un dernier parfum rôde De la dernière saison.

Veilles du Jour et de la Nuit

Puisque les voix entendues Des mésanges se sont tues, Demeurons en la maison; Car dans notre chambre triste L’écho des chansons persiste De la dérnière saison.

Puisque tout périt ou pleure Au vent flétrissant de l’heure, Demeurons en la maison ; Car dans notre chambre grise Le souvenir s’éternise

De la dernière saison.

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