‹ L'âme solitaire [microforme]Chapitre 51 sur 107 · III · texte numérisé non relu

III

Un grain de neige fond en larme sur ma vitre: Je referme mon Hvre au milieu d’un chapitre, Pour regarder tomber la neige du ciel blanc, Et la suivre en son vol tourbillonnant et lent.

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La Chanson des Mois 177

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Elle est molle, elle est vive, elle est fantasque et folle ; | Elle plane, elle flotte, elle vogue, elle vole ; Elle est frivole et graye ; elle a, comme un rimeur

Sensible, de soudains revirements d'humeur, Selon qu’un petit vent nonchalent se révèle

Mais tout cela finit, pour elle comme Jui, Par de longs pleurs coulés et par de l'eau qui fuit.

Ma vitre, ce matin, est tout en feuilles blanches,

En fleurs de givre, en fruits de frimas fins, en branches D'argent, sur qui des frissons blancs se sont glacés. Des arbres de vermeil Fun à l’autre enlacés, Immobiles, ont Fair d'attendre qu'un vent passe

Sur la vitre du cœur, frèles fleurs de frimas.

n8 Veilles du Jour et de la Nuit

Par ces longs soirs d'hiver où, fatigués des livres, Les yeux suivent l'effet sur la vitre des givres Dessinant d’un pinceau lent et mystérieux,

Sous l'inspiration des grands vents furieux,

Des jardins, des forêts blanches et toujours calmes, De fantastiques fleurs et de bizarres palmes, — Ces soirs-là, comparant l’ombre qui rôde en lui A la blanche splendeur des choses de la nuit,

Le poète isolé du monde, dans sa chambre,

Rève du pur néant des tombes de décembre

Et du linceul d’hermine amoncelé sans bruit Qui, sous le ciel empli de clair de lune, luit.

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La

RARES émane En nr one 3

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