‹ L'âme solitaire [microforme]Chapitre 75 sur 107 · JALOUSIE · texte numérisé non relu

JALOUSIE

J'AI comme des langueurs d'extase,

Quand tes Yeux profonds dans mes yeux

Versent ainsi qu'un double vase Leur breuvage mystérieux.

Quand tu les fixes de leur flamme, Mes yeux éblouis sont contents :

Ils sont amoureux de tan âme, Comme les oiseaux de printemps.

Mais, hélas ! ton Ame qui coule D'un regard qui devra finir,

Mon âme, abime où la nuit croule, L’aura-t-elle pu contenir ?

S'il en reste une seule goutte Prise au jais filé de tes cils, Qu’à l'aurore elle tombe toute Sur une fleur chère aux avrils.

Les Rythines qui Chantent

Afin qu’unc abeille la boive,

Et se perdant dans le ciel bleu, Sans qu'un rayon d'or l’aperçnive, L'apporte au soir du jour à Dieu;

Puisque, amant de tes yeux de lune Où dort mon rève le plus doux,

Du Dieu dont s’emplit la nuit brune Je ne puis pas être jaloux !

Romances sans Musique 171 — une

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