‹ L'âme solitaire, poésiesChapitre 105 sur 137 · L'AUTRE AMOUR · texte numérisé non relu

L'AUTRE AMOUR

Comme on condamne une porie Que nul pas ne doil franchir.

Voulant enfin l'affranchir Des maux que l'amour apporte.

De mon cœur souffrant et las J'avais condamné l'entrée.

Murmurant, l'âme assurée:

Pour toujours, on n'entre pas !

Longtemps, bien longtemps, personne Chez mon coeur seul ne frappa ; Et l'ennui l'enveloppa De son long glas qui résonne.

Triste comme un ciel d'hiver.

Jamais, même aux jours d'alarmes.

Aux nuits d'effrois et de larmes.

Mon cœur n'avait tant souffert !

174 Les Rythmes qui Chantent

Enfin passant, une femme Voyant ce cœur refermé, Eut un sourire charmé.

Moqueur, mais tout chargé d'àme.

Comme chez elle, elle entra, Entra malgré la défense Et la gaieté de l'enfance Chez mon cœur soudain vibra.

Du mal qu'un amour nous cause, Un autre amour nous guérit; La nuit qui souffrants nous prit.

D'une autre nuit nous repose.

Chez mon cœur d'où sont exclus Noir souci, peine méchante.

Une voix joyeuse chante :

Pour toujours, on n'en sort plus I

Romances sans Musique i-jô

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