‹ L'âme solitaire, poésiesChapitre 120 sur 137 · VIEUX MISSEL · texte numérisé non relu

VIEUX MISSEL

Très vieux mlsscI aux pages rudes Où, parfois, le soir tard je lis.

Qu'ont feuilleté les doigts jolis De vierges tendres o»i de prudes ;

O vieux missel où le temps dort Pour ne pas te creuser de ride.

Et dont, à peine, l'air humide A pu ternir le fermoir d'or;

O vieux missel où tout est grave Ainsi qu'en une église en deuil.

Où la phrase, au premier coup d'œil.

Pour toujours dan» l'esprit se grave ;

0 vieux missel, garde ce lys Entre tes feuillets : dans son urne Où pleura la brise nocturne.

Deux espoirs sont ensevelis...

L'Ame njy

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