‹ L'âme solitaire, poésiesChapitre 17 sur 137 · ABSENCE · texte numérisé non relu

ABSENCE

Et le voilà partie ! Or, me voici qui songe.

Ironique, à des jours où le voir se prolonge

Sans fin, comme la mer à mesure qu'on va !

Te voilà loin ! Je ris du rêve qu'on rêva !

Devant tes calmes yeux d'espoir doux et paisible.

Rêver, même parler de bonheur, est possible.

Mais à présent ! Tout est louche, trompeur, méchant I

Je songe à ce qui peut advenir, en sachant

Que le mauvais Destin veille sur notre vie.

L'heure claire sera d'un jour sombre suivie.

Tu ne reviendras plus reprendre auprès de moi

Le fil du rêve heureux que déroulait ta foi...

3o Les Ile ire* d'Amour

D'abord, je lui prenais tout doucement les mains. Et ses yeux biens, fixant leurs regards sur les miens, Faisaient pour m'éclairer l'âme de la lumière. Kllc disait : Bonjour ! d un baiser, la première. Elle devait sentir tout le long de ses doigts Mes frissons s'enlacer aux siens, comme des voix S entrecroisent dans I air, s'appellent, se répondent, Et dans un même accord toutes enfin se fondent. Nous nous parlions très peu, pour ne pas empêcher Nos deux cœurs de s entendre. Klle laissait pencher Sa tète blonde, comme en proie à fiiielque lièvre. Et mes baisers montaient à l'assaut de sa lèvre !

Le Regret 3i

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