‹ L'âme solitaire, poésiesChapitre 27 sur 137 · LES AMITIÉS · texte numérisé non relu

LES AMITIÉS

A Mademoiselle Marie GUI.

Mes yeux sont fatigués de lire.

Mon cœur est triste et mon corps las.

J'attends qiiciqu'un qui ne vient pas... J'aurais besoin d'un clair sourire.

J'écoute le vent froid bruire.

Une cloche sonne, là-bas.

Si j'entendais monter des pas !...

J'aurais tant de choses à dire !

Je pense aux chères amitiés.

Aux réconfortantes pitiés.

Aux regards, aux doux mots des femmes...

Elles seules savent guérir

Les langueurs des corps et des âmes,

Rien qu'à nous regarder souffrir...

Ittt I^s Heures d'Amour

J'attends. Le vent gémit. Le soir vient. L'heure sonne. Le cœur me bat comme un tambour. Rien ni personne. J'attends, les yeux fermés pour ne pas voir le temps Passer en déployant les ténèbres. J'attends. Cédant au sommeil dont la quiétude tente, J'ai passé celt^ nuit en un rêve d'attente. Le jour est apparu baigné d'or pourpre et vif. Comme hier, comme avant, mon cœur bat attentif. Et je suis énervé d'attendre, sans comprendre. Comme hier et demain, ce que je puis attendn;. J'interroge mon cœur, qui ne répond pas bien... Ah ! qu'il est douloureux d'attendre toujours — rien !

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