‹ L'âme solitaire, poésiesChapitre 4 sur 137 · L'ATTENTE · texte numérisé non relu

L'ATTENTE

Mon cœur esl maintenant ouvert comme une porte. II vous attend, ma Bicn-Aimt-e : y ^iendrez-vous? Que vous veniez demain on plus tard, «jne m'imjwrte ! Le jour, lointain ou proclie, en sera-l-il moins doux ?

Ce n'est i)oint un vain mal que celui de Tattente ; Il conserve nouveau le plus ancien désir. L'inattendu bonheur dont la venue enchante Passe; à j)eine en a-ton su goûter le plaisir,

El l'on s'en va criant l'inanité des choses. Pour ne s'être jamais aux choses préparé : Insensé, qui repousse un frais bouquet de roses. Accusant le parfum qu'il n'a pas respiré.

Les Heures d'Amour

Une lioiire seulement de pure jouissance. Pourvu que Dieu m'accorde un quart de siècle entier De rêve intérieur et de jeune espérance, '

Pour m«'diter sur elle et pour l'étudier,

Pour ordonner l'instant ot régler la seconde. Pour que rien ne se perde et que tout soit joui Jusqu'à la moindre miette, et que le temps du monde S'envole, n'emportant que de l'évanoui !

Une heure suffira. J'aurai vécu ma vie Aussi pleine qu'un neuve au larj^c de son cours. L'ayant d'une heure, mieux que de jours fous, emplie ; D'une heure, essence et fruit substantiel des jours !

Mon cœur est maintenant ouvert comme une porte. 11 vous attend, ma Hien-.\imée: y viendrez-vous.^ Que vous veniez demain ou plus lard, il n'importe ! -Mon attente d'amour f<!ra de telle sorlc

Que mon lointain bonheur en deviendra |)lus doux.

Le Désir

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