‹ L'âme solitaire, poésiesChapitre 42 sur 137 · LA CHUTE · texte numérisé non relu

LA CHUTE

IjK soleil, en l'azur d'tin ciel pur cl nouveau Dont le bleu printanier de lumière ruisselle, Monte royalement, et sa vaste étincelle Allume un feu de joie au fond des flaques d'eau.

La neige amoncelée au toit luisant tt haut. Où s'épand lonf^rucmcnt la flamme universelle. S'affaisse, se dissout, et, parcelle à parcelle. Tombe et coule au trottoir qui la glisse au ruisseau.

Alors, de sa blancheur magnifique déchue. Selon la pente et le caprice de la rue. Elle va se mêlant et se souillant à tout.

Mais, parfois, un rayon, quand le soleil se couche.

Comme pris de pitié généreuse, la louche.

Et c'est de pourpre et d'or qu'elle roule à l'égout.

La Chanson des Mets j3

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