‹ L'âme solitaire, poésiesChapitre 6 sur 137 · ENVOI · texte numérisé non relu

ENVOI

Ce soir, je vous envoie une de mes pensées.

Prenez-la doucement entre vos doigts jolis,

Vos longs doigts déliés, caressants et polis,

Et puis, réchaiiflTcz-la dans vos deux mains pressées.

Parmi d'autres aux tons jaunis, toutes froissées. Qui naissent même avec aux pétales des plis. Les cœurs mornes, déjà de vieillesse remplis. Je Tai trouvée éclose et triste aux délaissées.

Pour vivre, elle a besoin de timides chaleurs ; Elle est frileuse et pâle et fleur entre les fleurs; Pour elle, je mendie un rayon qu'elle espère.

Faites-la seulement approcher vos doux yeux. Afin qu'elle s'éveille à la douceur des cicux El boive du soleil où bat votre paupière.

Le Désir

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