LE RYTHME
Les astres, cheminant par la plaine infinie. Comme des pèlerins conduits par l'Harmonie
Vers un but inconnu.
Vivent, luisent et vont sans écart et sans doute, D'une marche rt'-frk'c, illuminant leur route
D'un rayonnement continu.
La valse langoureuse, en mesures égales. Aux sonores accents des cordes musicales.
Tourne, pâmant les cœurs.
Dans les arbres le vent réfiulier qui s'envole. Balance les rameaux de son coup d'aile molle.
Pour endormir les nids jaseurs.
Blanche, quand au clavier d'ivoire clair et sombre. Sous l'inspiration du soleil ou de l'ombre.
Préludent vos doigts charmés.
C'est que l'amour du rythme, ô ma musicienne. Ce vertige qui mêle à votre âme la mienne. Vous pousse, impérieux, comme en des bras aimés.
i38 Les Bythmes qui Chantent
Scandant sa phrase pleine an cliant d'une musique Soumise aux lois sans fin du vieux nombre harmonitiuc
A l'art éternel, aux sanglots, Le poète sensible et doux comme une femme, La nuit, loin du désordre humain, berce son âme Aux cadences des vers rytlimés comme les flots.
— Le rythme est souverain sur les nuits et les mondes. Sur l'idée, et les jours et les amours fécondes.
Et souverain sur les berceaux ; 11 commande, il endort, il éveille, il console. Il fait que la chanson vibre dans la parole,
Que les chants des hommes sont beaux !
La Chanson des Autres i3»)