‹ L'âme solitaire, poésiesChapitre 85 sur 137 · LE PIANO D'ITALIE · texte numérisé non relu

LE PIANO D'ITALIE

Ah ! ce piano d'Italie M'a remu(' la cliair et l'âme !

El ma vague mélancolie, Comme sous lui vent de folie S'est éteinte ainsi qu'une flamme.

11 jouait fatix dans le grand air,

Et l'indigent Italien

Qui tournait, en semblait très fier;

Sur sa face un sourire clair

Riait aux sons, qui pleuraient bien !

Ah ! ces libres 1 Ah ! ces nomades

Qui passent avec les musiques !

Je vénère leurs corps malades

A trop moudre de sérénades

Sous un ciel qui les rend phtisiques !

La Chanson des Autres

Petit à petit, ils s'en vont.

D'un rylhme égal comme leurs chants.

Dans la mort où l'homme se fond.

Comme se dissout dans les vents

La paiiATe musique qu'ils font...

Comme un enfant riche supplie

Qu'on le laisse aller dans la boue.

Je caresse celte folie.

Tournant, tournant comme une roue.

De jouer, la fièvre à la joue.

D'un beau piano d'Italie !

Les Rythmes qui Chantent

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