‹ L'Ameérique; anthologie géographique;Chapitre 72 sur 142 · L. Didier. — L'Amérique · texte numérisé non relu

L. Didier. — L'Amérique

considérable que les roches jetées dans ce soupirail sont lancées en l'air, et sa température est si élevée que les bouteilles exposées au bout d'un bâton à cette vapeur en sont immédiatement ramollies et tordues. Lorsque ce trou se forma, il en sortit, comme par un siphon, une quantité d'eau si considérable, qu'elle inonda pendant un jour des ravins de 100 pieds de profondeur. Maintenant la vapeur qui s'en dégage se condense par le froid de l'air environnant, et elle forme un nuage perpétuel qui se voit de la Basse-Terre, et qu'on aperçoit même de cinq ou six lieues en mer. » (A. Granier de Cassagnac, Voyage aux Antilles, Paris, Dauvin et Fontaine, 1842, I, 92-97.)

Le volcan après 1843. — « On trouve vers le milieu de la Soufrière un cratère singulier, ouvert depuis la dernière éruption (1843). C'est un trou rond, de deux pieds environ de diamètre, par lequel s'échappe en sifflant un énorme jet de vapeur d'eau. Lorsque ce trou se forma, il en sortit une quantité d'eau si considérable qu'elle inonda des ravins de 30 à 35 mètres de profondeur. Cette vapeur aujourd'hui forme un perpétuel nuage qui s'aperçoit de plusieurs lieues. » {La Guadeloupe, sans nom d'auteur, Paris, 1843, p. 18.)

Le tremblement de terre du 8 février 1843 renversa le piton le plus élevé de la Soufrière; cette masse de rochers de près de 90 pieds de haut traça, en tombant sur le versant qui fait face à la mer, un énorme sillon facile à distinguer à l'œil nu du champ d'Arbaud. Le volcan a surtout été étudié par Charles Sainte-Claire- Deville dans son Voyage géologique aux Antilles, 18i8-18o9; il douue plusieurs vues curieuses de la Soufrière et une carte de la partie sud-ouest de Basse-Terre.

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