‹ L'aménagement des forêts par la méthode expérimentale et spécialement la méthode du contrôle. Avec und lettre-préface de Roger DucampChapitre 17 sur 22 · IV · texte numérisé non relu

IV

4,1 7.790 6,6 6.370 5,4 7.307 6,2 6,2 (En cours)

(1) Accroissement que les résultats provisoires de la révision en cours ne paraissent pas confirmer.

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On voit que le matériel et l'accroissement n’ont cessé d'augmenter malgré les dépassements, sauf, momentanément, dans les forêts communales des Bayards et des Verrières où le matériel de plusieurs divisions a été presque anéanti par l’ouragan de décembre 1909, et, avec lui, son accroissement.

Si on exprime l'intensité de l’exploitation par son rapport avec le matériel (taux d’exploitation réalisé) et qu’on-le compare avec le rapport de la possibilité avec ce matériel (taux d’exploitation proposé) on place pour ainsi dire tous ces résultats sur le même plan, et ils en ressortent plus nettement :

PÉRIODE TAUX D'EXPLOITATION SN RS A Numéro. Durée. Proposé. Réalisé.

1,26 2,02 1,83 2,05 4,70 (En cours)

Forêt communale des Bayards

Forêt communale des Verrières 1,50 2,00 1,57 2,06 4,78 2,47

2,15 (En cours)

Forêt communale de Boveresse. 4,95 2,97 2,48 3,07 2,48 3,03 2,57 3,14 2,72 (En cours)

Forêt communale de Couvet 4,50 2,55 2,04 2,44 2,41 2,68 2,48 3,03 2,78 (En cours)

Forêt communale de Môtiers

2,00 3,13 2,46 2,82 2,54 (En cours)

SIERTI RS

On voit par ces faits qu’il peut arriver que de prétendues surexploitations aient raison contre la possibilité calculée ; les exploitations peuvent prendre des développements imprévus sans que, sous le contrôle, il y ait de danger ; il y aurait eu perte à les limiter. Il convient de reconnaître à la possibilité la valeur d’une norme pour l’usufruit, et de tenir fermement à cette norme ; mais il faut libérer le traitement de toute servilité envers elle. Ce n’est pas seulement l’aménagement qui doit être constamment préoccupé de produire le plus possible ; l’exploitation le doit aussi ; et si le traitement a une influence stimulante sur la production, il est légitime que le présent en ait aussi le profit dans une mesure raisonnable. Le traitement (l'exploitation) libre, mais étroitement et constamment contrôlé par l’aménagement selon la méthode proposée, se place donc bien sur la voie du développement immédiat de la production.

2. Produire par les moyens le plus possible réduits. — La déclaration de la méthode du contrôle qu’elle veut produire par les moyens les plus réduits, pourrait donner lieu à malentendus si elle ne voulait, en même temps que la suppression du capital mort, la reconstitution, pour la durée d’un capital producteur là où il est insuffisant.

Dans la futaie organisée sur la donnée de l’âge, on constate que le matériel, après avoir été anéanti par la coupe blanche, se réédifie laborieusement par l'accumulation de l’accroissement du peuplement recommencé artificiellement ou naturellement ; cette accumulation se fait automatiquement, sans direction et finit par être en surcharge ; en effet, la courbe de l'accroissement et la courbe du matériel y prennent dès l’âge moyen une marche discordante laquelle s’accentue à mesure qu’on approche de la fin de la révolution ; cette discordance se traduit par une chute rapide de la courbe du taux de l'accroissement courant dont le rapport avec le matériel devient de plus en plus défavorable (Voir le graphique, page 23).

A la capitalisation excessive correspond non seulement un affaissement du taux, mais une diminution de production en matière ; à partir

d’un certain moment l'enrichissement de la forêt est contraire à son ?

accroissement ; on produit, mais avec une superfluité de moyens. Un des points du programme de la méthode du contrôle est donc de ramener progressivement le matériel à être ce qu’il doit être, sans plus, pour assurer l'abondance et la continuité de la production ; corollairement : de constituer, où il manque, le matériel nécessaire.

La méthode du contrôle y réussit-elle?

Pour s’en rendre compte, il faut l’expérience étroitement locale et suivre des peuplements déterminés dans leur évolution. Je choisis ces peuplements encore dans les forêts communales de Couvet et de Boveresse, parce que l’aménagement d’après la méthode du contrôle y est le plus ancien, et j’y prends des peuplements : 19 où l’accroissement s’affaissait par excès de matériel et où il s’est relevé graduellement par la réduction graduelle du matériel ; 2° où l’accroissement manquait par manque de matériel et où il a augmenté par augmentation de matérie].

Les données qui suivent concernent seulement l’accroissement du matériel initial, donc non compris le passage à la futaie. Ces situations ne sont pas définitives, mais continueront à varier dans des sens divers à tenir sous observation.

Partant de deux points opposés, mais par mouvements convergents, on cherche donc dans ces forêts à constituer chaque peuplement de telle sorte qu’il en résulte le maximum de l’accroissement ; il y a, si j'ose m’exprimer ainsi, comme une migration du matériel des lieux où il est en excès vers les lieux où il est en déficit ; ce travail graduel de compensation est bien réel et dûment constaté par l’aménagement selon la méthode du contrôle. Produire par les moyens le plus possible réduits, ne signifie donc pas réduire le matériel en tout état de cause ; cela signifie : en engager le plus possible mais à bon escient, et le constituer de telle sorte qu’il devienne constant mais intégralement actif dans ses parties les plus essentielles.

Le taux de l'accroissement dont l’élévation peut être une conséquence immédiate de la réduction du matériel, ne doit pas être recherché pour lui-même ; la relation qu’il fait ressortir entre l'accroissement et le matérie] doit encore être soumise à l'appréciation du propriétaire et du sylvi-

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