‹ L'aménagement des forêts par la méthode expérimentale et spécialement la méthode du contrôle. Avec und lettre-préface de Roger DucampChapitre 9 sur 22 · SCHÉMA DE DESCRIPTION SPÉCIALE · texte numérisé non relu

SCHÉMA DE DESCRIPTION SPÉCIALE

19 Eléments fixes. — Altitude, situation, exposition, base géologique et minéralogique du sol, profondeur, fraîcheur, etc. ;

20 Eléments variables. — a) Aspect du sol (couverture : morte, vivante, mixte, continue ou discontinue, fixe ou mobile ; rôle des végétations

accessoires ; flore caractéristique ; traces et remanents des exploitations ; effets du parcours, etc.).

b) Crilique des prévisions et des opérations antérieures. — Effets de

celles-ci : 19 dans le peuplement principal ; 2° dans le peuplement accessoire ; cultures ; L

c) Accidents survenus ;

d) Le passage à la fulaie: S’est-il produit? Disposition, importance, essences, qualités, perspectives ;

e) Peuplement. 19 Peuplement principal, son état général, le groupement des arbres, la densité des classes, l’allure de la végétation chez les

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= 0 . . 7 » - . [e) = diverses essences ; fructification ; qualités et défauts des bois ; 20 Peu

plement accessoire, état général, développement du semis ancien, appa-

rition de semis nouveau) ;

f) Indicalions pour le traitement (quotité, nature et urgence des opérations : 1° dans le peuplement principal ; 2° dans le peuplement accessoire ; précautions à prendre à l’exploitation ; amélioration de la desserte, culture...).

7. Le contrôle des exploitations. — Le contrôle des exploitations attaché à l'aménagement est l’état de toutes les éliminations de matériel, l’inventaire de sortie de tous les arbres qui disparaissent pour quelque cause que ce soit. Pour éviter l’équivoque qui pourrait résulter de l’emploi du même terme dans les opérations de l’aménagement et dans celles de la gestion, on ferait bien de remplacer dans l’aménagement le terme de contrôle des exploitations par celui d'inventaire des sorties. IL est tenu selon les mêmes principes que celui de l'inventaire proprement dit ou inventaire des entrées.

Le contrôle des exploitations est complété par l'indication en résumé du cube réel des produits des coupes, tels qu’on les trouve dans les livres ordinaires de la gestion. On établira ainsi le contact entre les deuxcomptabilités.

Pour être en mesure de tenir exactement le contrôle, il est nécessaire, cela va sans dire, que les calepins de martelage, de relevés de châblis, d’extractions dans les éclaircies, le soient eux-mêmes, qu'ils contiennent pour chaque arbre la date de l’opération, le numéro de la division, le numéro de l'arbre, son essence, sa grosseur prise sur le trait de griffe.

A la fin de chaque période, on clôture le contrôle par une récapitulation des nombres par catégories de grosseur, et des volumes tant en unités du tarif d'aménagement qu’en mètres cubes.

On doit faire soigneusement le départ entre le matériel principal et le matériel accessoire. Dans la méthode du contrôle, l'appartenance au matériel principal ne résulte ni de la classe d'âge, ni du genre de la coupe, mais du fait de l'inventaire rappelé par la présence du trait de grifte.

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Pour établir le rapport du mètre cube (m3) à l’unité du tarif d’aménagement (sv), il est convenu de ne tenir compte que du «bois fort » (terme par lequel se traduit provisoirement le « Derbholz»des Allemands), c’est-à-dire qu’on ne considère comme faisant partie du matériel principal que les parties des arbres inventoriés qui ont au moins 7 centimètres de diamètre fin bout, et sans rien ajouter pour l’écorce lorsque les bois sont vendus écorcés ou sous déduction de l’écorce. L’écorce enlevée, pour autant qu’il en est tiré parti, Le « bois faible », c’est-à-dire celui de moins de 7 centimètres de diamètre fin bout provenant des arbres inventoriés, et tout le bois, quelle qu’en soit la grosseur, provenant des arbres non inventoriés, est considéré comme matériel accessoire (matériel accessoire de futaie et matériel accessoire de sous-bois).

Le quotient du cube réel du matériel principal par le cube au tarif d'aménagement des arbres sortis (m$ : sv), autrement dit le facteur de correstion du sv, permet de tout ramener au mètre cube pratique pour la statistique définitive, l'estimation en superficie, et les comparaisons avec d’autres forêts. AN

8. Le calcul d’accroissement. — Le calcul d’accroissement consiste dans la comparaison de deux inventaires périodiques successifs en tenant compte des arbres exploités.

Soit m l'inventaire d’entrée, le matériel existant au début d’une période (matériel initial), M le matériel existant au début de la période suivante, E le matériel exploité dans l’intervalle (inventaire des sorties), nous disons que l’accroissement À d’une division est donné par l’égalité :

le tout exprimé en sv.

On obtient ainsi l'accroissement en bloc de la division. Ce même caleul peut être poussé dans le détail,

Dans la pratique de la méthode du contrôle, on fait au moins le calcul par classes. C’est l’essentiel pour se rendre compte des apports des diffé-

rents éléments du peuplement à l’accroissement, et c’est ce qui importe le plus pour éclairer le traitement.

Ce calcul est proprement l'invention de M. Gurnaud et une particularité de la méthode qu’il a créée.

Les arbres passant plus ou moins rapidement d’une catégorie à l’autre, au cours d’une période, l’état numérique des catégories se modifie de ce fait, comme aussi du fait des coupes et des promotions de perches qui parviennent à la dimension d'inventaire (passage à la futaie). Le calcul d’accroissement consiste à faire le départ de ces divers éléments, et essentiellement à trouver ce que les arbres d’un inventaire sont devenus dans l'inventaire suivant.

Pour qu’on se rende compte du procédé, le mieux sera sans doute de l’exposer et de le suivre sur un cas concret : je choisis, à cause du petit nombre d'arbres, la division 1 de la forêt communale de Boveresse, quatrième période ; sa contenance est de 13 4 2010.

On fait toutes les opérations d’abord seulement avec les nombres d’arbres, et en commençant par la catégorie la plus haute ; on part de l'hypothèse que les arbres les plus gros sont toujours restés en tête, et on attaque l'opération par le haut, parce que c’est évidemment vers le haut que se fait la raréfaction, et dans les catégories supérieures que se trouvent les derniers résidus de tout le travail d'élimination que le matériel initial a subi ; pour pouvoir suivre les déplacements qui se sont produits, il faut les reprendre en sens inverse.

Nous désignons :

Par m le matériel initial de la période ;

Par M le matériel du dernier inventaire ;

Par E le matériel exploité entre temps ; tous les arbres qui ont fait partie du peuplement pendant la période se trouvent dans : M+E que nous désignons comme matériel final (M. F.).

Suivons le calcul d’accroissement classe par classe :

L’excédent de 691 arbres du M F représente le « passage à la futaie ».

En assemblant les calculs par classes ci-dessus on obtient le dispositif ordinaire du calcul d’accroissement. Voici le calcul complet pour cette même division.

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