PLAINE
. ADDEDA : 2 , mploi est le suivant : ; RE # = Transport de force ...,.... .... 808.000 HP.
7 Electro-Chimie :.,...:.:... in 816-000 — ee Er rs... 826.000 — = ToraL. se... 850.000 HP.
Æ nt estime à 750.000 H. P. la puissance installée : à la date de 1913 (nombre sensiblement différent de ceux que nous avons : cités). Donc, en 1991, le total serait de 1.600.000 H. P. ayant __ coûté 1.460 millions de francs, dont 865 millions pour le trans- : port de force, 500 millions pour l’électro-chimie et l'électro- -mé=- tallurgie et 95 millions pour la traction électrique.
Les installations faites pendant la guerre a selon l’auteur, à une économie de charbon de 9 millions de __ tonnes. k 2 __ Un autre mémoire, que noùs n'avons pu nous procurer à temps, rédigé par un Professeur de géographie de la Faculté de
Grenoble, donnerait des chiffres assez différents.
| 126. Bassin de la Durance. Projet Roulland-Dalloyau. Irrigation. Eau potable. Energie hydraulique. — Nous ne pouvons que citer ce projet, qui ne touche pas directement à notre sujet. Voir les brochures de M. Cordier, de Marseille, qui a repris et modifié les projets (Tequi et Guilloneau éditeurs, Paris). Les grandes lignes sont : dérivation de la Source de Fontaine-Lévêque et adduction de son eau potable à Marseille, Toulon, Aïx, etc. Le Verdon recevrait d’autres eaux plus abondantes. Ce cours d’eau et d’autres alimenteraient des dérivations. Des chutes aménagées donneraient 80.000 à 100.000 H. P. Un vaste réseau d'irrigation serait créé dans le Var. Cinq réservoirs permettraient de disposer de 482 millions de m. c. au total. Le débit d’étiage du Verdon inférieur et de la Durance inférieure seraient relevés. Les crues du Verdon séraient supprimées et celles de la Durance diminuées.
La dépense, au prix d’avant-guerre, est prévue de 165 millions. La recette espérée, en 1910, était de 12.568.000 francs par an, dont 6.750.000 fournis par l’énergie, 2.354.000 par l’irrigation, 3.464.000 par l’eau potable.
Nous devons ces renseignements à l’obligeance de M. Louis Pillet, ingénieur à Paris.
133. Augmentation de la tranche réglable du lac Léman. — Les délégués suisses de l'Association pour la Navigation du Rhône au Rhin ont repris la question. L’association espère une prochaine conférence internationale entre la
300 ADDENDA Suisse et la France. La Suisse serait disposée à en prendre l'initiative. à >
En Suisse, en riposte au vœu du Congrès de Grenoble (v.$ 211 dans le corps de l'ouvrage) on parle d'exécuter le raccordement du lac Léman au Rhin, sans s'occuper du Rhône. Ce serait déraisonnable. Les deux questions sont connexes, et la Suisse. se punirait elle-même.
Dans le Génie Civil du 23 août 1919, M. Mäbl fait observer que, si la retenue du lac Léman est portée au maximum, le lac ne pourra plus retenir les crues d'été. Il pourra être nécessaire . d’écouler à Genève 3.000 mètres cubes et ce flot pourrait donner à Lyon un débit total de 7.000 mètres cubes alors que la crue de 1856 ne donnait que 5.400 mètres cubes (ce nombre diffère de celui que nous avons donné au $ 25 dans le corps de l'ouvrage). L'auteur estime que les barrages projetés par lui à la Balme- Belley et à Saint-Alban pourraient retenir dans la plaine de Chautagne, dans le lac du Bourget, dans la vallée du Culoz, dans les marais de Lavours, et, plus bas, dans la région de Morestel et de Glandieu, un total de 435 millions de mètres cubes, soit 3.000 mètres cubes à la seconde pendant 40 heures, ou 1.500 mètres cubes, soit le débit en surcroît (par rapport à la crue de 1856) pendant trois jours, ce qui serait suflisant.
(Sur la question technique de l’augmentation de la tranche réglable du lac Léman, voir le rapport de M. l’Inspecteur général de la Brosse, dans la brochure « Aménagement du Rhône, » publiée en 1919 par le Conseil supérieur des Travaux publics).
134. Jonction du Rhône au lac Léman. Projet Jaggi. Dans les Rheinquellen, M. Jaggi, ingénieur à Berne, propose la solution suivante : Comme on ne peut pas exhausser les ponts de Genève, il est cependant possible de faire passer la navigation par le bras droit du fleuve, complètement séparé du bras gauche par des digues, en abaïissant le niveau de ce bras et en l’approfondissant. Il serait raccordé au lac par une écluse en amont du pont du Mont-Blanc. Le bras droit cesserait de servir d’exutoire âu lac et serait remplacé dans cette fonction par un tunnel de 4.650 mètres allant du jardin botanique aux moulins de Vernier.
138. Modifications au projet Mahl. — Dans le Génie Civil du 23 août 1919, M. Mähl propose de porter à 72 mètres la hauteur de la chute au lieu de 69 mètres, en relevant le plan d’eau de 3 mètres, de sorte que le remous atteindrait l’aval de l'usine franco-suisse de Pougny-Chancy.
Il propose, en outre, de porter la chute à 85 mètres en dra-
guant les alluvions dans les gorges encaissées de Génissiat. Cet approfondissement serait de 18 m. 75 vers Génissiat et finirait à 10 kilomètres plus bas, vers Seyssel, en ménageant la pente nécessaire pour l'écoulement des plus hautes crues. Le plan d’eau à l'aval de Génissiat pourrait être abaissé de 15 mètres environ, et les fondations du barrage seraient facilitées par ce fait que les fouilles à faire seraient diminuées d'autant.
Pour n'être pas gêné par les apports, et éviter qu’ensuite ceux-ci ne viennent colmater la retenue de Génissiat, M. Mähl propose de les dériver parle procédé que voici : une digue submersible, placée à l’amont de la retenue, dirigerait les alluvions vers un tunnel de 5 mètres de diamètre environ, partant du pont Carnot, passant sous le mont du Vuache, et aboutissant à 40 kilomètres au sud, dans la vallée des Usses, avec une dénivellation
totale de 45 mètres (de 335 mètres à 290 mètres). Les alluvions seraient ainsi rendues à l’amont de Seyssel à leur écoulement naturel, en évitant le bief de Génissiat.