‹ L'américanismeChapitre 88 sur 120 · LA GALERIE · texte numérisé non relu

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B Je dirai plus : le patriotisme peut devenir une lourde responsabilité dans le conflit des devoirs, quand le pays auquel on appartient est saturé de traditions païennes, aussi bien politiquement que religieusement et socialement (i). n

L'attitude de beaucoup de journaux intéressés aux choses religieuses n'était guère plus favorable à l'Eglise.

ure du D' Schell, comme celle des paulistes du P. Hecker, est en somme très profitable au protestantisme. Nous ne pourrions souhaiter une meilleure démonstratîon.de l'incompatibilité absolue de l'esprit du Vatican avec tout ce qui est indépendance des âmes, liberté de la foi, dignité du caractère (2). »

a L'Eglise catholique ne veut rien céder: elle ne

[1) Sur cette lettre, cf. Signal, 6 mai, art. de M. Charbonnel, Un peu plus tard M, Boudin émit des appréciations moins pessimistes. Dans une étude rétrospective sur le mouvement néo-chrélien, il écrivait: s L'année [8^9 qui vit la condamnation de y Américanisme semble bien le terme définitif d« cette grande époque de renaissance chrétienne que nous avons vécue. J'entends par terme définitif la dâture d'un cycle et non pas la désespérance dernière. Tout n'est pas perdu. La première campagne seule est terminée. 11 nous est réservé d'engager la seconde, en profitant de notre expérience propre, c'est-à-dire en ne tombant pas dans les fautes de nos aînés, qui furent des éclaireurs. » Le mouvement néo-chrétien, p. 9-10.

(j) Le christianisme au XJX- siècle, 3i mars i«99, p. 101; voir aussi le numéro du 10 mars.

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