I.e Béni par excellence
Il y a, dans les paroles que nous venons de i une allusion évidente à la dilatation progressive 3 de Jésus-Chbist sur la terre,
Concentré primitivement dans la seule Palestine, le royaume messianique s'éttndra, en effet, peu à peu :
D'abord à l'occident, ad oicidtnltm, où Pierre Jtaiji le siège de son Empire ;
De l'occident, la lumière rayonnera sur l'orien^l
l'uis sur le septentrion, et sepimtrionim ;
l'uis sur le midi, et tmriditm ;
Jusqu'à ce que, enlïn, elle éclaire toutes les Uibusd k-trt
Cette quadruple vision a dû se dérouler sous les yeui de Jacob dans son ordre chronologique.
Il a dû voir, dans la vision au pîed de l'échelle, b naissance du Sauveur promis ;
Le salut ofTert à son peuple par le Messie lui-même^
l.'Evan^le porté par les apôires, durant quatre siil dans tout l'univers alurs connu, et les nations de l'Eu entrer comme nations dans le giron de l'Eglise fondéfrâ e Rédempteur.
AU CHAl'ITRE DEUXlkME. 3U
Il a dû voir enfin, — alors que loutes les plages du globe sort découvertes, — toutes les rares, toutes les tribus, tous les peuples, toutes tes nations de l'univers se diriger vers Celui en qui seul est le salut, en qui seul réside toute grâce et toute bénédiction.
Remarquons que, des promesses ainsi faites, la dernière est toujours expressément formulée, et dans des termes qui ne peuvent laisser aucun doute ; Toutes les nations de la terre seront bénies en Celui qui doit naître de vous. Dieu semble vouloir que l'attention de tous les hommes dans le cours des âges se porte avant tout sur cette annonce d'une universelle conversion
Et remarquons la force des expressions employées pour marquer l'entrée de toutes les nations dans le giron de r Eglise.
1" Univtrsa cognalîones terra : toutes les familles de la terre.
3" Cunctie tribus terra : toutes les tribus de la terre.
3° Omnts gentti ferra : tous les peuples de la terre.
4° Oirtnes natioTirs terra ; toutes les nations de la terre.
0>ti»es, ^uncla, univeria ; lovil&s, universellïmeni, sans exception.
C'est bien tout ce que peut renfermer la Terre en fait de sociétés organisées, ayant un chef i leur tête, que ces sociétés soient des tribus nomades ou de simples familles p3iriarcale.>!, ou bien de grandes nations qui marchent à la tète des peuples civilisés. Dieu tient à nous faire coH' naître que personne ne sera exclu des bienfaits divins : l'fûn est cuite abseondat a eaîore Ejiis ; et qu'un jour viendra oJi toutes les familles, toutes les tribus, toutes les nations, tous les peuples de la terre seront bdnis en Celui qui est j»ur l'humanité la source de toute bénédiction, c'est-à dire qu'un jour toutes les sociétés humaines se courberont sous le joug de l'Evangile et reconnaitront comme législateurs Jésus-Christ et son Eglise.
Voilà ce qui a été annoncé par DiEtJ dès les premiers jours du monde. Voilà les promesses qui ont été faites aux ancêtres des Juifs. Voilà ce que leur orgueil avait déjà dénaturé à l'avènement du divin Sauveur. Et voilà ce dont
ils necessent d'attendre la réalisation, dans le sens d'nne domination temporelle.
Il suffit de lire les prophéties que nous venons de rapporter et toutes celles disséminées dans l'Ancien Testament, pour voir que le ifegne promis au Messie est uo têgM qui n'est pas de ce monde, un rt:gne spirituel sur leâmes.
En Toi seront bénies toutes les nations de lu terre J ■ ciel, tu leur apporteras le secours que l'humanité attenJ pour monter au ciel, ainsi qu'il fut donné à Jacob de le voir dans sa vision.
C'est en ce sens {{ue les promesses divines se réalisent depuis l'avËnenient de Notre Seigneur JÉsUâ^^HHisi ; c'est ainsi qu'elles achèveront de se réaliser avant ia lia des temps.
N. V. — Grâft à celU tactiqui, Disraeli, frtmitr mimstn^M l' Angletirre pendant quarante ans, a pu dire. — Page al
Voici ce qu'écrivait, en 1844, le grand ministre a d'origine juive (i) :
f Après des luttes mille fois répétées, signalées pvdj traits d'héroïsme que jamais Romain n'égala ; " fécondes en actes de patriotisme qu'Athènes, Spane jj Carthage eussent proclamés incomparables, le poids f quinze cents ans d'une servitude surnaturelle nos têtes.
> Mais loin d'être brisés sous le fardeau d'opjircssiofi «(■ d'ignominie, nous nous sommes joués de tous les vains efforts imaginés par les hommes pour nous avilir et nous perdre. Oui, le fils du Juif, pendant des siècles, s'est vu k paria de cette ingrate Europe qui lui doit la plus bdi partie de ses lois, ce qu'il y a de plus exquis dansil Uttéraiure et sa religion tout entière.
» I-es Juifs! les Juifs! est-ce que vous voyei: se p
I. DUraéli, Usu d'une famille juive et devenu prenuo miniitiw rAnglctctrc, élev j au rang de lord sous le nom 'de Reacunsfield, / iniimtenu au pouvuîr pendant quaninte bue. Ecrivain diffM, c^ dans un de ses romans A grand succès, inlllulc Canit^iîy, t\ " exalté la supëriorilé de sa race et piuplidisé txia ni '
AU CUAl'ITRE DEUXIÈME. 313
noncer en Europe un mouvement intellectuel de quelque importance sans que les Juifs y figurent pour leur large part ? La puissante révolution qui se prépare et se brasse en Allemagne, où, de fait, elle sera bientôt une réforme plus considérable que la première, cette révolution, dont quelques indices permettent à peine à ia Grande-Bretagne de soupçonner le mystère, sous qxiels auspices prend-elle la plénitude de ses développements ? Sous les auspices des
Juifs.
) A qui, dans toute l'Allemagne, est échu le monopole presque absolu des chaires professorales? Aux Juifs. Néandre,le fondateur du catholicisme spirituel, et Kegins, le professeur de théologie de Berlin, sont Juifs tous les deux. Benary, cette illusiration de la même Université, c'est bien un Juif; et Wehl, le professeur d'Heidelberg, n'est-ce pas encore un Juif? I.e nom des professeurs allemands de race judaïque, c'est légion 1 \& ville de Berlin, à elle seule, en compte plus de dix.
> Lors de mon arrivée à Saint-Pétersbourg, j'eus une entrevue avec le ministre des finances de Kussie, le comte Concrim ; c'était le fils d'un Juif de Lîthuooie. En Esjwgne, j'avais obtenu une audience du ministre Mendizabal ; ce Mendizabal, il est ce que je suis moi-même, le fils d un Juif converti de la province d'Aragon. A Baris, je voulus prendre avis du président du Conseil ; je me trouvai en présence d'un maréchal de l'Empire qui faillit un jour s'asseoir sur le trône de Portugal, Soult, le fils d'un Juif fixé en France. Eh quoi ! me direz-vous, Souit, un Juif? Oui, assurément, comme plusieurs autres maréchaux de l'Empire, en tête desquels Masséna, qui, chez nous, se nomme Manasseh. Je quittai Paris pour Berlin, et le ministre que j'eus \ visiter, le comte d'Arnim, n'était autre qu'un Juif prussien.
> En vérité, conclut Disraeli, le monde est gouverné par de loul autres personnages que ne l'imaginent ceux qui ne voient pas ce qui se passe derrière les coulisses. >
< .... L'esprit du Juif se relève, il reprend sa vigueur, et de nos jours enfin il airrive à exercer sur les affaires de l'Europe une influence dont le prodige est saisissant. >
N. VI. — Tout ont l'espoir de voir se réalitir, tl hitnUi, Us prophititf messianiques dans le sens où ils les ont toujmm entendues, e'est-à-dire leur rigne sur le monde entier, l'assujettissement de tout le ^enre humain à la taa d'Abraham et de Juda. — Page îS-
Des Juifs, délégués par ks synagogues de lous les pays, se réunirent à Eâle en i8j7, puis de nou\-eau en 1898 en un congrès, qu'ils appelèrent le Congrès drt Sionistes, pour étudier les voies et moyens d'une reprise de possession de Jérusalem par le peuple Istaifiite. Ce nom, ces réunions ont fait comprendre que l'attente du Messie est plus vivace que jamais dans le cœur des Juife. C Ce que ce peuple faisait il y a cinq mille ans, dit Chateaubriand, il le fait encore. 11 a assisté dix-sept fois ï It ruine de Jérusalem et rien ne peut le décourager ; rien ne peut l'empêcher de tourner ses regards vers Sion. *
Dans leur pensée, Jérusalem rétablie deviendrait la capitale d'un empire qui n'aurait d'autres limites que le monde ; Sion serait le siège, le trône de leur uni'ci selle souveraineté.
A toutes les pages de l'hisioire se trouve la preuve de cette ferme volonté et de cette inébranlable espérance
Pour ne point remonter trop haut, un savant ailcmam' Reuchlin, écrivait au XV' siècle ; « Les Juifs attendtri avec impatience les guerres, les ravages des provinces '.■■ la ruine des royaumes ; leur espoir est celui d'un triomphe sur les non-Juifs, semblable à celui de Moïse sur les Chananéens. Ces idées sont l'âme des Commentaires rabbiniques sur les prophètes. Elles ont été Iraditiond' lemenl transmises et inculquées dans les esprits de cetle nation, et ainsi les Israélites se sont préparés de tout temps à cet événement, terme suprême des aspirations de la race juive (1). >
< Les sages et les maîtres de la synagogue terminai' ordinairement de nos jours encore par la pensée de '. TRIOMPHATEUR fiiTUB, les disfours qu'ils tiiniitnt da^ ieirs assemblies, comme le prêtre catholique termine wr