LE ROCHER BUENA VISTA
truaient celles de leurs bateaux. Certaines troupes de bandits parvinrent à s'en emparer et brülèrent complètement ces hardies inventions de l'homme civilisé. A la fin cependant, la cause de l'ordre prévalut et les «gens du fleuve » se virent forcés d'accepter ce qu'ils ne pouvaient empècher.
On ne peut cependant pas nier que ces navigateurs du Mississipi eussent raison, en fait, de s'opposer à la « pose » de ces « obstructions fluviales » qui entravaient leurs opérations, En effet, les rapides du Mississipi sont si « emportés » en cet endroit, qu'à l’époque des inondations, les bateaux de transport se voient dans l'impossibilité de remonter le courant. I leur faut donc attendre la présence d’un remorqueur et abaisser ensuite leurs mâts pour franchir le « Rubicon ». Dans quelques années, les chemins de fer pourront traverser sur le pont élevé, en voie de construction, inventé par le capitaine James Eads sur le modèle
de celui de Saint-Louis, pont très remarquable tout en fer dont les vastes arches auront 500 pieds de hauteur.
Après avoir dépassé les rapides, le voyageur remarque un changement dans la forme des collines, qui sont moins rondes et ressemblent fort à des murailles cyclopéennes, abruptes, droites, lisses et d'une teinte très pâle, Ces roches produisent une certaine impression sur celui qui les voit pour la première fois. On s'imagine avoir devant les yeux des constructions maçonnées par la main des hommes, car elles sont d'une forme régulière. Ce qu'il y a de plus plausible pour expliquer cette uniformité, c'est de se dire que, dans un temps éloigné, le fleuve roulait par-dessus ces roches et que le passage des eaux a lissé alors la paroi des pierres.
La largeur du Mississipi, en cet endroit, est de 2 milles, et le fleuve est parsemé d'ilots que la végétation a recouverts d'une verdure luxuriante, Les eaux, au commencement de l'été, sont d'une grande clarté, d'un calme tel, qu'elles reflètent, — ainsi que le ferait un miroir, — les roches bizarres, les collines et les arbres, les herbages même, On dirait de vraies ombres chinoises. On se plait à admirer ce tableau pittoresque dont la grandeur élève
l'âme et la reporte vers des pensées infinies. Il nous souvient encore — après les années qui se sont écoulées depuis notre voyage aux Etats-Unis — d'avoir passé de longues
heures à rêver, assis sur la proue du steamboat qui nous conduisait vers les sources du « Grand-Père des eaux ». Nous guettions les détours du fleuve pour saisir au passage un point de vue nouveau, un spectacle qui nous laissait sous l'impression du charme le plus enivrant, jusqu'au moment où un autre tableau nous faisait pousser des exclamations que rien au monde ne nous eût forcés de réprimer. Cette nature exceptionnelle n'a d'équivalent que dans le pays lui-même. Ces roches dont la base et le sommet sont couverts de plantations drues et verdoyantes ravissent et étonnent celui qui les contemple.
Lorsqu'on approche de Dubuque, situé à 360 milles de Saint-Louis, les rochers assument la forme de châteaux forts: la tendreté de la pierre a indubitablement favorisé les excentricités que l’action atmosphérique a développées sur les pics des montagnes. C'est particulièrement en amont de la ville que l'on remarque ces bizarreries de la nature : certaines roches ressemblent à des corniches très bien taillées, ou à des imitations d'un « castel » où d'un « burg » rhénan. Ajoutons à cela le grand nombre de guirlandes d'herbes pariétaires, de vignes vierges, de lierres, appendues à ces « fausses ruines » et l'on comprendra que les yeux du touriste cherchent à découvrir autre chose que ce qui existe en effet.
Les « falaises » de Dubuque ont plus de 300 pieds de hauteur, mais elles ne s'élèvent point sur la bordure même du fleuve comme à Alton. Au contraire, on remarque une vaste plage qui s'étend de la rive du Mississipi jusqu'à la base des montagnes. C’est sur cette langue de terre que l'on a bâti des magasins, des hôtels et des manufactures. Les maisons construites au-dessus de cette langue de terre ont été hissées le long des rues taillées dans le rocher.
C'est là que se trouvent les demeures des bourgeois de la cité. Naturellement il a fallu ciseler des escaliers dans la pierre, ce sont plutôt des échelles qu'il faudrait dire, et quand on désire jouir du coup d'œil général, il faut gravir ces marches pour arriver à l'endroit voulu.
Du haut de la ville, on aperçoit un ilot de sable, sur lequel s'appuie la pile principale du pont qui traverse le chemin de fer de « Central Hlinois », On peut visiter, à l'extrémité
LE HAUT MISSISSIPI. 599 de cette ile, une manufacture de plomb de chasse dont la tour immense — du haut de laquelle on jette le métal en fusion — se détache comme une pyramide hardie sur le ciel bleu.
A l'horizon, on découvre les montagnes de la rive de l'est, dont les déclivités sont couvertes d'une végétation très pittoresque. Bien loin au delà de ces aspérités de la nature, l'œil sonde les plaines de la « Prairie », où le touriste se transporte en pensée, avant de s'y rendre effectivement.
Mais le spectacle qui s'offre au voyageur le ramène toujours au point de vue qui est le plus rapproché, Ici, c'est une roche de forme excentrique; là, c'est une maison enclavée dans des escaliers taillés dans la pierre; un peu plus loin une forteresse qui n'a de véritable que la forme extérieure, On dirait une de ces vieilles cités de la Lombardie, juchées sur une haute montagne, parmi les terrasses étagées, où croissent les figuiers, les grenadiers, les oliviers et la vigne.
Lorsqu'on a dépassé Dubuque, on parvient à un endroit où l'on change de pilote. Ce site, nommé Eagle Point, se compose d'un splendide rocher dont la hauteur dépasse 500 pieds.
Le chemin de fer qui conduit de Dubuque à Saint-Paul est tracé sur la rive ouest, et quand les wagons atteignent Hastings, ils traversent un pont audacieusement jeté sur ce fleuve pour passer à l'autre rivage et remonter vers le nord. Les montagnes qui s'élèvent dans ces parages sont immenses; c'est à leur base que s'avance la machine, et, du pont du bateau à vapeur, on domine tout le paysage.
Eagle Point offre un coup d'œil charmant aux voyageurs, en ce sens que cette montagne descend graduellement jusqu'au fleuve, comme une muraille légèrement penchée et prête à tomber, si elle n'était retenue par derrière par la masse de granit à K quelle elle est adhérente. Les arbres qui croissent au bas du rocher sont de très beale venue : on les retrouve partout, mème dans la plaine où l'on cultive la vigne qui sert à fabriquer le champagne américain.
On rencontre quelquefois sur sa route des roches isolées qui ont été réduites à cet état de squelette par l'action des eaux et ressemblent à ces falaises que l'on a nommées downs en Angleterre, lesquelles sont recouvertes de gazon couleur vert émeraude. Ces déclivités des falaises du Haut Mississipi, à chaque détour de la rivière, offrent un aspect des plus agréables. Maintes fois le touriste s'imagine que ce grand amas d'eau qu'il a devant les yeux est un lac dont les flots s'écoulent pour former le fleuve, et que toutes ces montagnes sont autant de pies qui entourent le grand bassin. Mais peu à peu, à mesure qu'on avance, on découvre que l'illusion s'est évanouie et que le fleuve onduleux s'est frayé un passage à travers les vallées ouvertes parmi toutes ces montagnes.
Ce qui donne au cours du Mississipi l'apparence d'un lac, c'est l'absence du moindre ilot important : il y a bien, de ci, de là quelque langue de terre couverte d'oseraies, mais ces points, mouchetant la surface aquatique, n'obstruent point la vue.
C'est au milieu de ce paysage enchanteur que l'on montre au voyageur le gracieux village de Buena Vista, dont la qualification est due à la fantaisie d’un pionnier intelligent qui, le premier, vint fixer ses pénates dans ce site béni du ciel.
Ce bourg de Buena Vista est très connu des pilotes, eu égard au rocher fantastique qui s'élève derrière les maisons, en deçà du tracé du railway. On dirait que
l'on est face à face d'une construction géante dont le temps a opéré la ruine partielle, Quelques arbres de très belle taille, des ronces et des plantes grimpantes couvrent la paroi et les pierres, tombées du sommet à la base, Tout cela forme un ensemble qui frappe l'imagination,
Des deux côtés, et au milieu de ce rocher séparé en deux, sont ouvertes des ravines très pittoresques, et l'on se demande en vain quelle pouvait être autrefois la forme générale de ce rocher dont on n'aperçoit plus que le squelette.
L'embouchure du Wisconsin est très large, mais les eaux sont peu profondes et le lit de la rivière est obstrué par des bancs de sable couverts d'une végétation qui forme buisson,
Sur les deux rives de ce courant d'eau, aussi bien que sur celles du Mississipi, les montagnes sont ornées de bois touflus : on se croirait sur les bords du Susquehanna,
L'État d'Iowa est placé sur la rive ouest, mais le rivage de l'est appartient au Wisconsin, La récolte du blé de ce territoire est la plus considérable dans toute l'étendue de l'Union. Partout, sur les bords de la rivière, les villes par où l'on passe n'ont d'autre commerce que celui des céréales; mais Dubuque est l'endroit le plus important pour ce genre de trafic.
Ce que l'on peut aflirmer, sans crainte d'être pris pour un réveur, c'est que l'air est plus pur dans cette région que dans les autres contrées environnantes; et pourtant les rayons du soleil y sont d'une très grande force. Les collines qui réverbérent les éclats de l'astre du jour sont complètement dénudées et leur blancheur force le spectateur à baisser les yeux, afin de ne pas être ébloui.
Toutefois, quand, en se promenant, on parvient à certain endroit ombreux, on y trouve des arbres qui s'élancent vers les cieux, et les parois des roches sont couvertes de guirlandes de vigne vierge, de lierre et d'autres plantes parictaires.
On doit reconnaître que ce territoire du Haut Mississipi est un de ceux qui offrent le plus d'intérêt aux visiteurs, non seulement à cause de la variété des points de vue, mais encore par la beauté des forêts et la limpidité des eaux, qui rappelle celle du lac de Genève.
Ces roches géantes, ces vallées profondes, ces monuments de la nature dont il est impossible de constater l'origine, ces grottes taillées dans la pierre par la main de la création, ces monolithes étonnants, tout captive le voyageur et lui fait remercier le hasard, ou plutôt la curiosité qui l'a amené jusque-là.
Y at-il rien de plus attractif, en effet, que cette forêt touflue du milieu de laquelle se dresse tout à coup une aiguille de pierre calcaire, aussi blanche que l'albâtre, reste d'un monument qui fut, sans aucun doute, le double de ce qu'il est actuellement ? Quelquefois ces roches assument l'aspect d’une forteresse flanquée de tours, des créneaux desquelles retombent des guirlandes de plantes, que le moindre vent agite comme les voæes d'un navire, Dans certains endroits, la roche est complètement à nu et, sur diverses parties, elle porte un gazon d’un vert éclatant.
Les forêts qui ont poussé dans les ravins, entre les rochers dont nous venons de parler, sont remplies par une végétation drue et composée d'arbres de petite espèce. C'est là que ies cerfs du pays cherchent un refuge, et le chasseur qui se met à l'affût, a
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grand'peine à découvrir les andouillers de l'animal au milieu de ces rameaux de la forêt buissonneuse,
On rencontre çà et là des ruisseaux qui s'échappent du milieu d'une fissure et vont, en murmurant sur un lit de cailloux, se jeter dans le sein du « Grand-Père des eaux ». Il n'est pas rare de voir des deux côtés de cette source ambiante de superbes prairies dont la verdure rappelle le drap d'un billard sortant de la boutique du drapier,
C'est dans un endroit pareil que s'élève le village de la Crosse, devant lequel s'étend le vallon gazonné où les tribus indiennes, accourant de plus de cent milles à la ronde, venaient jouer à la balle, Les Français qui voyageaient à cette époque dans le pays appelaient ce jeu /a crosse : telle est l'origine du nom donné à cette grande bourgade, où les manufactures abondent et où le bruit des locomotives assourdit du matin au soir.
Le voyage que nous avons entrepris s'accomplit toujours sur li rive droite du fleuve et dans l'État de Wisconsin, Sur l'autre rivage est l'État de Minnesota, où l'on fait un grand commerce de blé et de planches sciées.
Parvenu à cet endroit du fleuve, le voyageur n'a qu'à jeter les yeux autour de lui pour apercevoir de nombreux radeaux prêts à descendre, ou descendant le courant. Une douzaine d'hommes sont dispersés, d’un bout à l'autre du raff, ramant à l'aide de longues billes de bois, afin de diriger l'embarcation.
Au-dessus de la Crosse, la vallée du Mississipi s'élargit considérablement, les collines et les montagnes se montrent dans le lointain, et la plaine qui s'étend de chaque côté du fleuve est couverte d'arbres séculaires. Le lit du Mississipi est complètement entravé par des îlots qui se suivent comme les grains d’un chapelet. Tous ont été composés par les terrains d'alluvion et sont par conséquent très bas : des arbustes touflus ont couvert l'ilot au point de le cacher en entier, Çà et là un arbre à coton se dresse au milieu du buisson, tantôt du centre du bocage, tantôt formant bordure le long du courant des eaux. Quelle que soit la place où ces arbres ont poussé, leur présence dans ce chapparal égaye la vue du passant.
Les montagnes, dans ces parages, atteignent souvent 600 pieds de hauteur, Leur formes diverses sont très nombreuses, mais elles assument particulièrement celle de pyramides.
Le Queen's Bluff, — mont de la Reine, —est un des points de repère servant au pilote à se reconnaître et à lui indiquer qu'il approche du pays féerique de Trempe-à-l'Ean.
Non seuleruent le Queen's Bluff a été fendu en deux portions par le grand Mississipi, dans les temps reculés, mais encore la surface de ce rocher a été nettoyée par les vents, tandis que les vallons sont couverts d'arbres toujours verts. La partie sud reçoit en plein les éclats du soleil vivifiant. Ces vastes roches semblables à du kaolin, sur lesquelles le plus petit brin d'herbe ne pousse ‘point, sont fendillés en certains endroits par d'énormes crevasses à qui la réverbération donne une teinte bleue que l'on ne trouve pas ailleurs. On dirait un de ces tableaux éblouissants de Breughel « de velours ».
En avant! en avant! le steamboat remonte le fleuve aussi uni qu'un miroir : il s'avance rapidement vers l’un des trois îlots rocailleux du Mississipi. Le premier de ces récifs s'appelle Rock Island; le second se trouve à Trempe-à-l'Eau, à 18 milles de la Crosse : on l'appelle la Montagne au milieu du grand fleuve, et il s'élève à 560 milles, comme un géant qui trempe ses pieds, — sa base, — dans les eaux limpides de ce
LE HAUT MISSISSIPI, 603 courant sans pareil, Les Français qui découvrirent le pays lui donnèrent ce nom qui a été consacré par l'usage.
On ne peut rien concevoir de plus grandiose que ce pic hérissé au milieu du courant, Quelle que puisse être l'opinion des autres voyageurs, nous n'hésitons pas à déclarer que ce site est un des plus beaux des États-Unis, Nous le préférons au lac Pépin, vers lequel on parvient à 25 milles en amont du fleuve.
Cet endroit est désigné de cette façon parce que la largeur du Mississipi est telle qu'elle ressemble à une vaste nappe d'eau enclavée dans des montagnes. Sa beanté défie toute description, Qu'on ne s’'imagine pas une masse composée de pics aigus et bravant le ciel; ces aspérités du sol représentent plutôt des collines d'émeraudes autour d'un énorme diamant, Toutes ces montagnes sont revètues de forêts verdoyantes et de prairies de même couleur, Le fleuve qui coule dans ce vaste entonnoir reflète ce paysage enchanteur, qui force le voyageur le moins enthousiaste à reconnaître qu'il est en présence d'un tableau sublime, incomparable et ravissant,
La voie ferrée longe la base des grandes montagnes, que les locomotives frôlent sans trop de bruit : on dirait qu'elles veulent faire oublier leur intrusion dans ce paysage qui ressemble à l'Éden, Et cependant les échos sont forcés de répercuter les sifflements produits par la vapeur, à chaque coup de piston.
Tous les ilots qui bordent le fleuve à Trempe-à-l'Eau disparaissent sous un manteau de verdure composé de joncs paludéens, que la brise courbe suivant ses caprices. Les montagnes des alentours ne sont point pelées, comme on pourrait le croire : les unes sont partiellement couvertes de forêts dont les arbres ont insinué leurs racines dans les roches presque perpendiculaires; les autres sont complètement lisses, sans le moindre arbuste qui les décore; quelques lichens seulement poussent dans les fentes de la pierre : le reste est uni et brillant comme du marbre de Paros,
Il y a un certain chemin tortueux à Trempe-à-l'Eau qui permet au touriste courageux de gravir la montagne; dans la saison d'automne, les côtés de cette voie aérienne sont bordés d'arbustes à baies que les ascensionnistes se plaisent à ramasser.
Rien n'est plus tentateur que ce chemin ambiant, lorsqu'on le contemple par un beau coucher de soleil, où quand il est éclairé par un nuage doré : cette route vous attire, comme si elle aboutissait à l'Eldorado, à la cité des Elfes où des sources régéntratrices attendent le pèlerin, où des femmes aux formes élégantes le berceront et lui feront oublier les dangers et les fatigues du voyage, où les fleurs embaument l'atmosphère de leurs parfums divins, où des oiseaux, au plumage diamanté, font retentir l'espace d'harmonies que l'on n'entend que dans ces régions féeriques.
TFrempe-à-l'Eau est spécialement fait pour inspirer les peintres et les poètes : les géologues et les historiens songent, en le voyant, aux mystères des âges reculés.
Rien n'est moins facile que de décider quel est le meilleur point de vue pour admirer le paysage de Trempe-à-l'Eau. Faut-il se placer en aval sur le fleuve, ou bien au milieu des iles, ou bien encore dans le village qui est situé à 5 milles au-dessus? Nous ne saurions nous prononcer sur cette question délicate. Nous nous contenterons de dire que ce petit centre de population est un séjour gracieux où nous voudrions voir se rendre, chaque été, tous les amants de la belle nature.
On se demande, quand on a passé par là, comment il se fait que les Américains
6o4 L'AMERIQUE DU NORD PITTORESQUE,
aillent parcourir les bords du Rhin ou visiter les rivages des lacs de Côme, de Lugano et du Lac Majeur, quand ils ont, si près de chez eux, des vues qui défient toutes celles que l'on peut contempler le long du fleuve allemand et vers les côtes de Baveno ou d'Isola Bella
I est vrai que l'on ne voit pas sur Îles roches américaines des « burgs » ou des
villas » anciennes et modernes, Mais qu'importe? ne trouve-t-on pas réuni à TFrempe-