Marquis de NADAILLAC, L'Amérique préhistorique, p
-—(Adela Breton, Some notes on Xochicalco.)
Fig. 17.—Xochicalco. Côté Est de la terrasse inférieure
À l'extérieur, la colline tout entière a été travaillée de manière à former cinq terrasses successives en gradins maçonnés d’une hauteur de 70 pieds. La colline a ainsi l'aspect d’une pyramide tronquée, ses quatre faces orientées exactement sur les points cardinaux. Dupaix rapporte que l’on arrivait au sominet par un chemin ayant 8 pieds de largeur. La plateforme mesure 328 pieds sur 285, et est entourée d’un mur en porphyre parfaitement taillé. Ces pierres sont cou.
vertes de bas-reliefs de taille colossale. Et parmi les figures qui les décorent, on re.
marque des crocodiles et des hommes assis, les jambes croisées, à la façon des Orientaux. Un temple s'élevait sur cette plate-forme en l'honneur d’un dieu inconnu. Le bâtiment, de forme rectangulaire et bien orienté, était construit en blocs de gra-
amener à
uit porphyritique posés sans mortier et avec un tel art que les joints sont à peine visibles. Il serait impossible de dire le travail qu’il a fallu pour amener ces blocs d’une carrière éloignée et pour les placer à la hauteur qu’ils occupent.
Les flancs des collines d’Ellora, dans le Dékan, sont percés de galeries souterraines qui n'auraient pas moins de deux lieues de longueur. Quelquesunes de ces excavations ont plusieurs étages qui communiquent entre eux. A un endroit, on y voit une salle soutenue par vingt-huit colonnes. La plus ancienne comme la plus remarquable de ces constructions est le temple de Çiva, taillé dans un énorme bloc de basalte découpé dans la montagne même et isolé au milieu d’une cour, enceinte de longues galeries. (Cette merveille architecturale, cette « somptueuse basilique » où l’on voit des chapelles, des portiques, des frises, des colonnades supportées par des éléphants, deux obélisques de douze mètres, une tour haute de trente, des escaliers qu'éclaire un jour sombre et des galeries obscures, est tellement parfaite de proportions que les indigènes en attribuent l’origine à l’art merveilleux des génies. Ses murailles sont couvertes d’innombrables statues et de sculptures étranges, mais d’une grande richesse. Toute la capacité des salles est taillée au ciseau. Les murs sont couverts de figures colossales réservées dans la masse. L’en-
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semble représente un travail qui effraie l'imagi. nation 1,
Waldeck ? parle d’un édifice d'Uxmal (Yucatan) la casa del Enano (la maison du nain) comme d’un « chef-d'œuvre d'art et d'élégance ». Cet édifice se compose de deux salles intérieures et d’une espèce de petite chapelle en contre-bas, qui est « fouillée comme un bijou. » On ne saurait d'ailleurs trop faire remarquer la richesse des sculptures des édifices du Vucatan. A Chichen-Itza; l’église bâtie par les Indiens est remplie de basreliefs arrachés aux ruines. On a calculé que les sculptures, d’un fini admirable, qui ornent la vaste frise des murs extérieurs de la Casa de Monjas, autre édifice d'Uxmal, couvraient une superficie de 24,000 pieds carrés. Aucune de ces sculptures ne se ressemble, et, elles aussi, présentent à la vue, suivant l’expression de Stephens, un effet étrange mais qui surpasse en magnificence tout ce qui a encore été découvert en ce genre parmi les ruines. Une niche, merveilleusement ouvragée, que devaient occuper des statues, surmontait chaque porte de deux en deux.
Comment expliquer, sans le fait d'une origine commune, la persistance d’une pareille similitude RE