‹ L'Amérique précolombienne [microforme]Chapitre 76 sur 128 · Revue d2s Questions scientifiques, :889, 2e vol, p · texte numérisé non relu

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LES CIVILISANEURS 233

l'Egypte la «Terre de Cham» et l'appellation de Chimi des descriptions hiéroglyphiques semblent confirmer l’origine chamitique des Egyptiens.

Fig. 42.— Pyramide à degrés de Saqqarah, la plus ancienne des pyramides d'Egypte (Fr. Lenormant, Æist, anc. des Peuples de l' Orient.)

Aussi, les premiers colons, dès leur arrivée sur les bords du Nil, élèvent des pyramides dans le même style que les fils de Kousch à Babylone. Saqgqarah, la première, et Méidouan sont des pyramides à étages, Dashour une pyramide tronquée. Comme les Indous aussi, et avec une égale patience, ils creusent des temples dans les rochers. Le Sphinx

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que l'on voit près de la grande pyramide et le temple qui l’avoisine sont deux monuments antérieurs aux premières dynasties. L'art qui a taillé : cette statue prodigieuse était, dit M. Maspero, un | art complet, maître de lui-même, sûr de ses effets. Le Musée du Louvre possède des statues de la b même époque, admirables tant par l’exécution que ( par la difficulté vaincue à cause de l'excessive dureté de la matière.

Sir Gardner Wilkinson, parlant des connaissances mathématiques ddnt les colons font prenve dès les premiers ternps de leur occupation de l'Egypte, dit : «On peut conclure de leur grand avancement dans les arts et les sciences que plusieurs siècles de civilisation avaient précédé l'avènement au trône de leur premier monarque !, Ces siècles de civilisation étaient sans doute ceux qui, dans la patrie des premiers ancêtres de Ja race, l’Inde, croyonsnous, avaient précédé leur exode. Les dernières découvertes sont de nature, en effet, à nous faire Supposer que la connaissance de ces arts et de ces sciences est venue avec le peuple lui-même du lieu

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1. « We must now reckon the earliest mouerchy as the equal of any later age in technical and fine art» (MWational Geogra- Phical Magazine, Sept. 1, 1903.)

« In Egypt the art is better the farther we go back ». (Notes

PIE from the Nile, by WARDE, F.S. A., Belfast, 74e Antiquarian, BE :: Septembre, 1903.)

d’origine. 11 semble que pus on étudie l'Egypte, plus on voit apparaître la grande presqu'île indienne !, »

Le dieu qui de tout temps fut l’objet de l’adoration des habitants de la région nilotiqne est le soleil,

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1. ...L'idiome copte, débris du vieux égyptien, est, sans contredit, un des plus curieux, quoique un des plus chétifs fragments des langues de l'antiquité. On lui a trouvé nne parenté originelle avec les idiomes sémitiques ; car partout les dialectes sémitiques ont pénétré le vieux fond kouschite des langues humaines...

«Quoique le copte soit aux antipodes du sanskrit, mille raisons me semblent, toutefois, conspirer pour nous faire rechercher dans le bassin de l’Indus le siège de la primitive civilisation transportée dans la vallée du Nil à une époque antérieure aux jours où l'Asie méridionale fut conquise sur les Kouschites par les races aryanes et sémitiques. Si nous trouvons dans ces cultes populaires de l'Inde, dent l'opposition est si tranchée avec les croyances des Védas, une ressemblance fortement prononcée avec les cultes de l'Egypte, faut-il s'étonner de rencontrer dans le copte quelques mots dont l'équivalent se retrouve dans le sanskrit ?... Il y a une chose qu’il ne faut jamais perdre de vue dans toute question relative à ces temps éloignés. Ilestabsurde | de dire : ceci est originsirement indien et ceci originairement égyptien, car les influences ont suivi le flot des migrations des peuples. Ainsi, tout en admettant l'influence des croyances aryanes et sémitiques sur les cultes de l'Egypte. on ne peut méconnaître dans certaines parties des Védas, un caractère commun avec la religion de l'Egypte. La cause de ces coïncidences doit être cherchée dans l'extension primitive de la race de Koush et de Cham dans des régions situées dans le voisinage immédiat des tribus aryanes. (Baron d'ECKSTEIN, Æecherches sur l'humanité primitive.)

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Ra. Il naviguait au ciel dans sa barque, mais il était le bienfaiteur de la nature entière, le dispen- Sateur de toute vie, le maître du temps, le défenseur de l'Egypte, vers qui les hommes se tournaient : avec des actions de grâces !, Ces actions de grâces, Cependant, s’adressaient moins à l’astre qu'à la Divinité qi se révélait Par Son moyen. Le globe ailé, symbole de l’Etre suprême, ornait les corniches de tous les temples, dans la vallée du Nil. Il est Souvent fait mention d'Horus comme un des dieux les plus importatits de l’ancienne Egypte, et on lui rendait des hommages comme à un dieu solaire, Il avait pour symbobe un disque solaire, et il était représenté à Edfou avec une tête d’épervier, son oiseau favori. On classe généralement les dieux égyptiens en trois catégories distinctes : les dieux

es morts, les dieux des éléments et les dieux solaires. Commeen Phénicie, en Chaldée et en Amérique, on rendait un culte à des divinités protectrices des moissons et de la naissance. Porphyre fait / observer que «sous l’apparence d'animaux, les ” Egyptiens adoraient le Pouvoir universel, revélé par des formes vivantes 2. »

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L’Ethiopie proprement dite # répond à la terre de 1. P.-D. CHANTRPIE de la SAUSSAVE, Aistoire des religions, Paris, 1904, p. 88.

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