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rent plusieurs divinités». (Cook, dans son voyage de 1777, et A. Lesson dans ses Polynésiens (t. III, P. 169) en font aussi mention. On se rappelle sans doute les statues polynésiennes dont parle le capitaine Cook, et qui ont une coitfure semblable à celle que «les d: :nités égyptiennes portent sur leur tête.» Ajoutons, toutefois, qu’au moment de leur découverte, la plupart de ces insulaires n’'offraient plus, dans leurs rites religieux, qu’un mélange confus de pratiques bizarres ou cruelles, dont la signification primitive se perdait dans la nuit du passé. Le trajet de l'archipel d'Hawaï, des îles Marquises et de l’île de Pâques en Amérique n'offre assurément pas plus de difficultés à une race voyageuse que celui de se rendre de l'Océan Indien à ces mêmes îles. Déjà, en 1879, M. Lucien Adam, ce distingué américaniste, déclarait : «11 m’est resté, de toutes les recherches américanistes que j'ai faites depuis six ans, de ce que j'ai entendu dans les Congrès, de ce qui m'a été écrit par plusieurs de nos collègues, il m'est resté, dis-je, cette impression que, si l'Amérique a été peuplée par le dehors, ce serait bien plutôt par la Polynésie que par l'Europe et même que par l'Asie 1,»
1. Congrès international des Américanistes, 1879, vol. II, P.
On lit dans le compte reudu de ce même congrès, p 582, la remarque suivante de M. Marcos Jimenez de la Espada, membre et délégué de la Société de Géographie de Madrid :
Tous les explorateurs à qui nous devons la description des constructions pyramidales mentionnées dans la première partie de ce travail, sont unanimes à proclamer, et nous avons souvent nous-même traduit ici leur pensée, que l'orientation si exacte de tous ces monuments suppose nécessairement chez leurs auteurs des Connaissances astronomiques et mathématiques étendues; l’art avec lequel ils savaient tailler la pierre, orner et embellir leurs temples: la connaissance des métaux. Lés Mexicains, quoique dégénérés au temps de la Conquête, étaient encore des lapidaires et des joailliers émérites, et ils se servaient d’un calendrier pour le moins aussi juste que celui qui existait en Europe à cette même époque !. Les plantes, les fleurs et les fruits d’or qui, suivant les historiens, ornaient les
« Quant à l'Amérique du Sud, dit-il, il existe encore au Pérou, à Trujillo, et Parmi les peuplades de la côte, une tradition indienne d’après laquelle les Polynésiens seraient venus au Pérou. Je possède un type d'origine péruvienne dont la tête offre des caractères tout à fait analogues à ceux de provenance polynésienne. On trouve aussi des têtes qu'on dirait asiatiques et égyptiennes: mais la tête polynésienne présente un ensemble plus complet dans la courbure de l'arcade sourcilière, dans le rétrécissement du nez, dans le développement des pommettes, Ce sont là des caractères auxquels on ne peut se méprenire.»
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1. HUMROLDT mentionne une autre race civilisée, celle des Muyscas, de la Nouvelle-Grenade, dont le calendrier, dit-il, était encore plus asiatique et scientifiquement plus exact que celui des Aztèques, Ce peuple faisait usage de calendriers sur
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jardins de l'Inca, prouvent que les Péruviens possédaient à un degré avancé l’art de ciseler les métaux précieux et de leur donner toutes les formes possibles.
Le fait est que les Egyptiens, les Aztèques et les Qquichuas du Pérou savaient donner à leurs armes et à leurs outils, au moyen d’un alliage de cuivre et d’étain, une trempe Presque aussi dnre que l’acier le p'us fin. Humboldt, en analysant le composé d’un ciseau découvert dans une mine d'argent du pays des Incas, pensa retrouver le secret de cette composition, mais tout ce qu’il put découvrir fut une petite quantité d’étain avec du cuivre. Cette combinaison ne donne pas la dureté voulue, et il est évident qu’il y a autre chose dans ce mélange. Quel que soit ce secret, il reste acquis que les Anciens étaient parvenus à donner au cuivre la dureté de l’acier le plus Pur que nous sachions produire, et, avec les instruments de bronze ou de cuivre, ils pouvaient extraire et tailler la pierre la plus dure, telle que le granit, le porphyre et même les pierres précieuses. « Chose curieuse, ajoute-ton, cet art a dû être découvert par chacune de ces trois nations indépendamment les unes des autres,
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pierre polie ; ses prêtres faisaient des observations lunaires et divisaient l’année en vingt mois, comme les Polynésiens et quelques peuplades asiatiques. (HeLp's, The Spanish conquest in America, pp. 243-45, cité dans le compte rendu du premier congrès — Américanistes, 1875. vol. IL, p. 212.)
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