JA
dans un véritable linceul d'argile était remarquable par son fron
fuyant et la proéminence des arcades sourcilières, À côté de lg sous le ratt
gisaient des fragments de poterie ornée de figures humaines e ous SAVO
des pierres travaillées, Ce sont là, très probablement c'es cas ox w dernièr
ceplionnels ; le professeur Putnam qui à fouillé avec une atten rique, Le f
tion extrême de nombreuses sépultures dans le Tennessee, es aractère 1 convaincu que les hommes qui y reposaient étaient d'une till ordinaire ; et sil a souvent rencontré des tombes construite en dalles, mesurant sept à huit pieds de longueur, il à tou jours remarqué un assez grand intervalle entre la tête ou les pivd du mortet les parois de la tombe (1). Ajoutons que tous les sque leltes trouvés dans les nombreux cists en pierre du comte d Madison (Hlinois), étaient de petite taille et que les os étaier remarquablement grèles (2).
Les CI. Nous avons décrit les nombreux cañons qui se rencontrer
Dwellers.
dans le Nouveau-Mexique, le Colorado où l'Arizona et les ruine qui s'élèvent partout où le rocher à livré un espace, quelqu limité qu'il puisse être, Nous possédons peu d'ossements de c constructeurs toujours à l'œuvre; les difficultés des fouilles dur
un pays encore inhabité et où les Apaches exposent les explore Fig. 214, —
teurs à d'incessants dangers, l'expliquent facilement.
On cite bien un erâne provenant du cañon Chaco (Nouvel nrtie poste Mexique). Parmi des alluvions anciennes qui rappellent le marqué su arroyos aujourd'hui desséchés, des pans de murs, des fondation “inc était viennent témoigner d'une population autrefois nombreusg ke briser pc antérieure peut-être à l'arrivée des Cliff-Dwellers. C'est au milie@ie restée indé de ces dépôts, à quatorze pieds environ de profondeur, sur u Nous des amas de poteries brisées que re crâne (fig. 21% à été trou le plusieur Probablementil avait été entrainé par les eaux, ear Les recherchd buer soit a
Deux d’e ‘iquico (N
+ picrres levé
n'ont amené la découverte d'aucun autre ossement humain (3 A quelle époque faut-il le faire remonter, à quelle race devons
(1) Report Peabody Mus., t. IX, p. 306.
(2) Bandelier, 4m. Ass. Saint-Louis, 1878. — Æhler, Stone Cist near Highlan Madison County, Illinois.
(3) D W. Hoffman, Report on the Chaco Cranium ; U. S, Geol. and Geop, Surre
fashington, 1878.
- auprès de ç | fragments 4
(1) The Hum | N. New Mexicd
LES HOMMES DE L'AMERIQUE, 501 soil fron > ; e . ue
‘té de 14 ous le rattacher ? I est impossible actuellement de le décider, ile de lu , vit , ” ous savons seulement qu'il appartenait à une jeune femme ; naines @ ° . . : , Lx dernières molaires n'avaient point encore paru, Ilest asymé-
rique, le front est bas, les orbites ovales et peu proéminentes. Le
CUS CS OX ne allen ‘ + . 44 soi 0 ractère le plus curieux est laplatissement considérable de la ue faill anstruité il a lo iles pie les squé comté d
ps client
ncontren les ruine quelqu als de ce
uilles dar 7 Vis
S explord ; Fig, 214, — Crânc trouvé dans le cañon Chaco et attribué à un Cliff-Dweller,
Vonverdpe putie postérieure de la tête. Cet aplatissement est non moins ellent 1 ondalion
marqué sur les pariétaux et surtout sur le pariétal gauche, Le “ne était tellement rempli de sable agglutiné qu'il aurait fallu nb rois k briser pour obtenir des mesures exactes ; sa capacité est donc au mile restée indéterminée, Nous devons au docteur Bessels (1) une description complète de plusieurs crânes récemment découverts que lon peut attribuer soit aux CHi-Dwellers, soit aux habitants des Pueblos.
Deux d’entre eux vienneni d'un ancien cimetière auprès d’A- ‘iquico (Nouveau-Mexique). Chaque tombe était entourée de pierres levées formani tantôt un rectangle, tantôt un cercle, et
r, sur u Hu trouvé cherche i unain (3) Le devons
auprès de chaque corps, on avait eu soin de déposer de nombreux fragments de poterie. Le premier de ces crânes présente un apla-
Par Highla
1607, SUrve
(1) The Human Remains found among the Ancient Ruins of S. W, Colorado and N. New Mexico, p. 41.
Î ur 4! } d
tissement très marqué du pariétal gauche et un aplatissome | platissemen
moins apparent du pariétal droit. Les orbites sont proéminentes 8
le front ne se distingue par aucun caractère particulier : les m choires sont massives; les dents, les incisives surtout légèrement usées. La capacité est de 1325 c. ce. Le second crâne est celui d'une femme de dix-sept ans environ, les dernières molaires commencent à paraître, le prognathisme est très marqué. On constate le
même aplatissement que sur le crâne précédent, seulement sur , sur
celui de l'homme, il est plus prononcé du côté gauehe et sur celui
de la femme du côté droit. La capacité de ce dernier est très
faible et ne dépasse guère 1020 c. ce.
Quelque temps après le docteur Bessels assistait à l'arrivée de nombreux objets, recueillis sous les Mounds du Tennessee et des-
tinés aux collections du Smithsonian-Institute (1). Parmi ces ob-Â jets se trouvaient deux crânes (fig. 210 et 211), qui le frappèrent@ par leur ressemblance avec ceux du Nouveau-Mexique. Cette res-
semblance est telle, dit-il, qu'il est impossible de les distinguer,
Nous ne nous étendrons pas sur les autres crânes des Clifr. Dwellers; ce serait à peu de chose près, une constante répétition: sur tous, on reconnaît cette dépression caractéristique tantôt plus
marquée à droite, tantôt à gauche ; elle est certainement artifi- #8
cielle et nous la constatons très prononcée déjà sur le crâne d'un enfant de dix ans, dont la mâchoire témoigne aussi d'une tendance sensible au prognathisme (2). Le crâne d'une jeune femme
présente une déformation semblable à celle des Péruviens. Les 4
orbites sont peu proëéminentes, le front est fuyant, les dents très irrégulièrement plantées.
MM. de Quatrefages et Hamy, en discutant ces découvertes,
ajoutent que nul doute ne peut exister sur l'identité ethnique des
Mound-Builders et des Cliff-Dwellers: cette conclusion s'étendrait
aux constructeurs des Casas-Grandes du Rio Gila, si tous offraient & les mêmes caractères, que le sujet exhumé par M. A. Pinart
(1) Congrès des Américanistes. Luxembourg, 1877, t. I, p. 147. (2) Cette tête est conservée dans l'Osfeological Collection U. S. Army. Sa capacité 1 est de 1213 c. c.
d'un tumt Le crâne q possède qu
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de l'Anabu Mound-Bu des tombea le type des Santiago-T {ous nous v os massifs, lièrement € sissipi.
Chez les sion artific lenque en les fronts | (1) Crania 1
(2) Morton, C (3) Ces crän
À jun tumulus voisin de la Casa-Grande de Montezuma (1). Le crâne qui appartient aujourd'hui au Muséum de Paris, ne possède que sa voûte. L'indice est de 90,36, L'un des crânes en- N voyés de Teul, présente les mêmes traits céphaliques, si ce … n'est qu'il est plus aplati d'avant en arrivre et que l'indice dé- À passe 97.
| Mais si les caractères ethniques des Mound-Builders se rencontent jusque dans les régions où ils n'ont jamais pénétré, leur type ne s'observe plus guère, au dire des savants auteurs des Crania
semmen nentes * les mà remen ii d'une
mmenstate le ent sur
ir celui Ethnica, dans les pays qu'ils ont peuplés, c'est à peine si sur le
nombre de crânes des Indiens modernes, conservés dans les di- | verses collections, il s'en rencontre quelques-uns qui se rapprochent de ceux dont nous venons de parler. Ce qui ressort le plus : clairement de ces faits, c’est la rapidité des modifications anato-
est tres
ivée de el desces 0b-} niques d'un ordre secondaire, par suite leur peu d'importance
perentf
te res pour fixer avec quelque assurance les caractères d'une race et ingucr. surtout pour suivre avec succès le développement de ces caracs Cliff. lères à travers les générations.
HET SES Les analogies entre les Mound-Builders et les anciens habitants chition ; ñ de l'Anabhuac ne sont pas moins frappantes que celles entre les
Lôt plus Mound-Builders et les Cliff-Dwellers (2). Quatre cernes provenant
tartifi-
1e d'un des tombeaux de Mexico, d'Otumba et de Tacuba, reproduisent ne ten- le type des habitants de l'Amérique du Nord; d'autres trouvés à femme Santiago- llatelolcoli laissent moins de doutes encore (3). Chez
ns. Les @
ns très
lus nous voyons l'aplatissement de l'occiput, le front fuyant, les os massifs, Si communs chez les Mound-Builders et plus particulièrement ckez ceux qui habitaient les rives de l'Ohio et du Mis-
vertes, sissipi.
que des Chez les Mayas, cet aplatissement, dû sans doute à une pres-
ndrait sion artificielle, est plus apparent encore. Les bas-reliefs de Pa-
raient lenque en sont la preuve (fig. 123 et 124). Les tètes en pointe,
Pinart ls fronts fuyants d'un aspect si étrange, témoignent évidem- (1) Crania Ethnica, p. 465.
| capacité (2) Morton, Crania Americana, pl. XIX, XXXI. -— Quatrefages et Hamy, /. c., p. 466.
(3) Ces cränes appartiennent au Muséum de Paris.
Peuples de l'Amérique centrale.
ment du type le plus recherché par eux, Les explorateurs réce croient retrouver ce type chez les populations inférieures qui habitent la montagne; mais il a disparu ou il n'a jamais existé parmi les populations qui ont érigé les monuments du Yucatan et du Honduras. Les sculptures de Chichen-ltza montrent un type absolument différent du précédent (fig. 135). « Le crâne est large, nous dit M. Charnay (1), aplati à la partie supérieure, sans pour cela que le front soit bombé, il forme avec le nez aquilin, une ligne presque droite. »
Péruviens, La déformation artificielle des crânes chez les Péruviens rend leur étude bien difficile; cette déformation est due à une pression mécanique exercée sur le crâne d'enfants nouveau-nés, dans
Sur d'a ubleau que \Chimu, Ke
| | Chulpas aup
Lcasma.. ste À Amacavilca . | Chimu......
| | Pachacamac,
différentes directions, à divers degrés, pendant un temps plus ou moins long (2). Sur cinq cents crânes provenant du Pérou, que possède le Muséum de Paris, soixante à peine sont exempts de cette déformation (3). Elle existe tantôt d'avant en arrière, c'est le cas pour presque tous ceux extraits des huacas d'Ancon (4): d'autres fois, elle est circulaire, ce qui donnait à la tête la forme pyramidale. C'était là la coutume, la mode si l'on veut, recherchée par les Péruviens qui habitaient les environs du lac de
| Cajamarquill
Morton e des crânes ment indiq:
pas sensibl
Titicaca ; les crânes provenant des chulpas présentent presque tous ce caractère (5).
blesse et ne maxima pé ples. Il Va xplication Rivero e rentes : les 14° de latit Bolivie, les
Comme nous avons déjà eu l'occasion de le remarquer, la capacité crânienne est très faible. Sur onze crânes d'Ancon, qui ne portaient aucune trace de déformation, la moyenne est seulement de 1129 c. c. (6).
(1) Cités et Ruines Américaines, p. 341.
(2) Gosse (Dissertalions sur les races du Pérou; Mém. Soc. Anth., t. D dit qu'on pratiquait trois espèces de déformations « l'occipitale chez les Chinchas et peut-être dans la famille des Incas, la symétrique allongée chez les Aÿmaras; la cunéilorme relevée dans plusieurs provinces telle que celle de Ghiquito. » Gette dernière donnait à la tète une forme allongée d'avant en arrière. Ces déformations étaient encore pratiquées en 1545 et, à cette époque, le concile de Lima les proscrivit solennellement sous les noms de Caito, d'Opalta et d'Omn.
(3) De Quatrefages et Hamy, Crania Ethnica, p. 414.
(4) Report Peabody Museum, 1874, p. 8.
(5) Report Peabody Museum, 1876, p. 10.
(6) Le maximum n'est que de 1260 c. c. ; le minimum descend à 1040 c. c.
(1) Squier, .
London, 1878, (2?) Antique 31 Les Chir . Chinchas. — |
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Sur d'autres points du Pérou, comme on peut le voir par le
… hbleau que nous donnons, les résultats ne sont guère supérieurs ;
Chimu, la moyenne descend même plus bas (1).