SCÈNE vu. — M. D'ORVAL, HENRIETTE
HENRIETTE. Vous vcuez bien à propos, mon papa; je courais vous chercher.
M. d'orval. Uu'as-tu donc de si pressé à me dire?.... Mais, que fais-tu de l'épée de ton frère?
HENRIETTE. Je lui ai promis d'y mettre un beau nœud ; mais c'était pour tirer de ses mains cette arme dangereuse. N'allez pas la lui rendre au moins.
M. d'orval. Pourquoi reprendrais-je un cadeau que je lui ai fait?
HEMUETTE. Aycz au moins la bonté de la retenir jusqu'à ce qu'il soit devenu moins turbulent. Je viens de le trouver ici, comme Don Quichotte, s'escrimant tout seul d'estoc et de taille, et menaçant de faire ses premières armes contre ses camarades qui viennent le voir.
M. d'orval. Le petit écervelé î s'il veut s'en servir pour ses premiers exploits, ils ne tourneront pas à sa gloire, je t'en réponds. Donne-moi cette épée.
HENRIETTE lui donne l'épée. Le voici ; je l'entends sur l'escalier.
M. d'ouval. Cours faire son nœud, et tu me l'apporteras lorsqu'il sera prêt. {Ils sortent . )