‹ L'ami des enfants (volume 2)Chapitre 224 sur 276 · AUGUSTE · texte numérisé non relu

AUGUSTE

(Auguste rentre, tenant à la main son épce dans le fourreau. Les deux petits se sauvent, l'un dans un eoin, l'autre derrière un fauteuil. Renaud l'aine et Dupre Taiiie l'attendent de pied ferme.

AUGUSTE, s'avanrant vers Renaud lamé. Attends, je vais t'apprendre ,

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petit insolent!.. ( Tl (Jhjmw non épéc : ri ita Vieil (l'une lame . il tire du fovrreaxi une longue plume de dinde, [l s'arrête, confondu. Les petits poussent un grand éclat de rire et se rapprochent .)

RENAUD l'aîné. Avance donc. Voyons la force de ton épée!

nupRÉ Faîne. N'ajoute pas à sa honte. Il ne mérite que du mépris.

RENAUD le cadet. Ah! voilà donc ce que vous aviez vous seul le droit df porter?

DUPRÉ le cadet. Il ne fera de mal à personne avec ses armes terribles.

RENAUD l'aîné. Je pourrais maintenant te punir de ta grossièreté ; mais je rougirais de ma vengeance.

DUPRÉ l'aîné. Il ne mérite plus notre société; il faut l'abandonner à luimême.

RENAUD le cadet. Adieu, monsieur le chevalier à Tépée de plume.

DUPRÉ le cadet. Nous ne reviendrons plus que vous ne soyez désarmé ; car vous êtes trop redoutable. {Ils veulent sortir).

RENAUD l'aîné, Ips arrêtant. Restons ici, ou plutôt allons rendre compte à son père de notre conduite. Autrement, toutes les apparences seraient contre nous.

DUPRÉ l'aîné. Tu as raison. Que pourrait- il penser, si nous sortions de sa maison sans prendre congé de lui?

SCEKE XIU. — M. D'ORVAL, AUGUSTE, RENAUD l'aîné, RENAUD le cadet,

DUl'RÉ l'aîné, Dl'PRÉ le cadet.

(Il.s prennent tous un maintien respectueux à l'aspect de M. d'Orval. Auguste s'écarte et pleure de rage.

M. DORVAL, à Auguste, en jetant sur lui un regard d'indignation. Qu'estce donc que j'entends, monsieur? {Les sanglots empêchent Auguste de répondre.)

RENAUD l'aîné. Pardonnez, monsieur, le désordre dans lequel nous paraissons à vos yeux. Ce n'est pas nous qui l'avons causé. Dès le premier instant de notre arrivée, monsieur votre fils nous a si mal reçus...

M. d'orval. Rassurez-vous, mon cher ami ; je suis instruit de tout. J'étais dans la chambre voisine , et j'ai entendu dès le commencement les indignes propos de mon fils. Il est d'autant plus coupable qu'il venait de me faire les plus belles promesses. Il y a longtemps que je soupçonnais son impudence ; mais je voulais voir par moi-même à quel excès il pouvait la porter. De crainte qu'il n'arrivât qiieUpie malheur, j'ai mis, comme vous voyez, A son épée une lame qui ne fera jamais couler de sang. {Les enfants poussent lin éclat de rire.)

RENAUD l'aîné. Pardonnez-moi, monsieur, la liberté que j'ai prise de lui dire un peu crûment ses vérités.

M. d'orval. Je vous en dois plutôt des remercîments. Vous êtes un bravi' jeune homme, et vous méritez mieux que lui de porter cette marque d'honneur. Poui' gage de mon estime et de )u;i reeoniiaissanre . accepte/

IIII'POI.^ TK KT N'AltriSSIv

cette épée ; mais je veux d'aboi'd y reiiiettie une laiiu' |)lus diy,iie de vous.

lŒNAi'D l'aillé. Je suis confus de vos bontés, monsieur, mais permetteznous de nous retirer. Notre compagnie pourrait n'être pas agréable aujourd'hui à monsieur votre fils.

M. d'op.val. JNon, non, restez, mes chers enfants. La présence de mon fils ne troublera pas vos plaisirs. Vous pouvez vous divertir ensemble, et m;i lille aura soin de pourvoir à tout ce qui pourra vous amuser. Venez avecmoi dans un autre appartement. Pour vous, monsieur (>?? s'adrp^sa?// à Av(jvste), ne vous avisez pas de sortir d'ici ; vous pouvez y céléhrei- toiii seul votre fête. Vous n'aurez jamais d'épée que vous ne l'ayez bien méritée, quand il vous faudrait vieillir sans la porter.

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