SI LES HOMMES NE TE VOIENT PAS DIEU TE VOIT
F. comte de la Ferrière se promenait un jour dans les champ avec Fabien, son pins jenneills. C'était nn liean jonr d'antomne, et il faisait encore grand chand. Mon papa, lui dit Fabien, en tournant la tète du coté d'un jardin le long duquel ils marchaient alors, j'ai bien faim. — Et moi aussi, mon fils, lui répondit M. de la Ferrière. ■^^l/'^^^ ^'^'^'^ '1 f^'-^^t prendre patience jusrpf à ce que nous arrivions à la maison.
i-AiîiEN. Voilà un poirier chargé de bien belles poires. Voyez, c'est du doyenné. Ah! que j'en mangerais une avec graïul plaisir!
M. DE LA i-EiuuEUE. Jc Ic crois saiis peine. Mais cet arbre est dans un jardin fermé de toutes parts. '
FABIEN". La haie n'est pas trop fourrée, et voici un trou par où je pourrais bien passer.
M. iiE LA FEur.u;r,E. El que dirait le maître du jardin, s'il était là? KAiME.N. Oli! il n'y est pas sùienient, el il n'y a personne t|ui |iuisse nous voir.
M. DE LA FEKiUEUE. Tu le trouipcs, uioii eufànt : il y a ([uehfuiiu (pu nous voit et qui nous punirait avec justice, parce (pi'il y auiait du mal à faire ce que lu me proposes.
KvitiEN. Et ([ui serait-ce diuu-, mon papa?