‹ L'ami des enfantsChapitre 101 sur 116 · VALENTIN, MATTHIEU · texte numérisé non relu

VALENTIN, MATTHIEU

traînant deux bottes de foin.

MATTHIEU. Voici

votre lit de plumes, vos matelas et votre couverture. Je vais vous en faire un lit tout neuf et bien douillet.

VALENTIN. — Je te remercie,

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mon ami. Je voudrais bien t'aider; mais je ne sais comment m'y prendre.

MATTHIEU. — Je n'ai pas besoin de vous,

je saurai faire tout seul. Allez vous chauffer. (U dénoue la botte de foin, en étend une (jai'lie sur la terre et réserve l'autre pour servir de couverture.) Voilà qUI CSt fait : SOHgeons maintenant au souper, lll retire une pomme de terre de dessous le feu et la tàte.)

Les voilà cuites ; mangez-les tandis qu'elles sont chaudes, elles ont meilleur goût.

VALENT! N. — Est-ce quc tu n'en mangeras pas avec moi?

MATTiiiEL. — Pour Cela non. Il n'y a tout juste que ce qu'il vous faut.

vALE.NTix. — Comment, tu veux...

MATTHiET. — Vous avcz trop de bonté; je n'y toucherai pas, je n'ai pas faim. Et puis j'ai tant de plaisir à vous les voir manger! Sont-elles bonnes?

VALENTIN. — Excellentes, mon cher Matthieu.

MATTHIEU. — Je parie que vous les trouvez meilleures ici qu'à votre table?

VALENTIN. — Oh ! je t'en réponds !

MATTHiET. — A'ous avez fini. Allons, voilà votre lit qui vous attend. iVaiin-

Un se couche. Matlliieu ùlcjiil sur lui le rcsli' ilu loin; puis, ôlant sa i-amisolo.) LcS llUltS SOnt

fraîches; tenez, couvrez-vous encore avec cela. Si vous avez froid, vous reviendrez près du feu; je vais prendre garde qu'il ne s'éteigne. Bonne nuit.

VALENTIN. — Mon clier Matthieu, je pleurerais de regret de l'avoir maltraité.

iLVTTiiiEr. — N'y pensez pas plus que moi. Nous serons réveillés demain

au jour naissant, par l'alouette. iValentiu s'endort, et Matthieu veille aiipiès île lui pour entretenir le l'eu.)

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