SCÈNE XVIi
M. ET MADAME DE VALENCE, VALENTIN, MATTHIEU MADAME DE VALENCE, eouranl à son lils. Ail ! Je te Vois donC enfin, lllOn
cher fils !
MATTHIEU. — Oui, Madame, le voilà; un peu meilleur, peut-être, que vous ne l'avez perdu.
M. DE VALENCE. — Est-il Vrai?
VALENTIN. — Oui, uiou papa : j'ai été bien puni de mon orgueil! Oue donneriez-vous à celui qui m'aurait corrigé?
M. DE VALENCE. — Une bounc récompense et de grand co-ur.
V.VF.ENTIN, lui présentant Matthieu. VAl bicU, Ic Voilà Cclui à qui VOUS la dcveZ.
Je lui dois aussi mon amitié, et il l'aura pour la vie.
M. DE VALENCE. — Si Cela est ainsi, je lui fais tous les ans une petite pension de deux louis d'or pour l'avoir délivré d'un défaut si insupportable.
MADAME DE VALENCE. — Et uiol, je lui cu fais unc de la mùuie somme pour avoir conservé mon fils.
i'bô LA VANITÉ PUNIE
MATTHIEU. — Si VOUS me payez pour le plaisir que vous avez, il faudrait donc que je vous payasse aussi, de mon côté, pour celui que j'ai eu. Ainsi, quitte à quitte.
M. DE VALENCE. — Non, mou petit ami, nous ne reviendrons pas sur notre parole. Mais nous allons déjeuner tous les quatre ensemble. Valentin nous racontera ses aventures nocturnes.
VALENTIN. — Oui, mou papa, et je ne m'épargnerai point sur le ridicule que je mérite. J'en veux rougir encore aujourd'hui, pour n'avoir jamais plus à en rougir.
M. DE VALENCE. — 0 mou fils ! Combien tu nous rendras heureux, ta mère et moi, en nous prouvant que ton changement est sincère et qu'il sera
sans retour ! (Valentin prend MaUliicu parla main ; M. de Valriice présente la sienne à sa roiumc, oL ils passent tous ensemble dans le salon voisin.)
VEpée