‹ L'ami des enfantsChapitre 20 sur 116 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

FREDERIC, seul, maniant le porle-voix.

Voici qui m'a souvent fait venir malgré moi du fond du jardin. Il me semble toujours l'entendre corner : « Frédéric ! Frédéric !... » Ces messieurs ne demeurent qu'au bout de la rue, voyons s'ils ont l'oreille fine, (ii se met à la

fenêtre, embouche le porte-voix, et crie :) CoUreZ, VoleZ, tl'OUpe joyeUSe ; le jeU Va bientôt commencer, (ll se retire de la fenêtre et va vers la porte.) Elî bien ! Cela u'est-il

pas merveilleux ? C'est comme le cor enchanté d'Arlequin. Il me semble déjà entendre parler sur l'escalier, (ii prête loreiiie.) Mais oui, ce sont les petits Duverney. (ii cache le portc-voix derrière la porte) Allons je vais sauter sur la table,

et faire comme si j'étais assis sur mon trône, (ii va ciiercher dcvunt la lenrue une

l]ani|U(Hte, la pose sur la table et se dispose à grimpiT. Les petits Duverny se pi-ésentenl à la porte.)

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