‹ L'ami des enfantsChapitre 27 sur 116 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

FRÉDÉRIC, LÉONOR, JULIE, DOROTHÉE, ADÉLAÏDE, DUVERNEY l'aîné

FRÉDÉRIC, accourant joyeuK. — Voilà mes batteries toutes dressées. Il peut venir à présent. Nous le recevrons.

LÉONOR. — Mais enfin, peut-on apprendre?...

DOROTHÉE. Oui, Oui,

nous voulons être du complot, et nous vous aiderons de toutes nos forces.

FRÉDÉRIC. — Il n'est pas nécessaire, Mesdemoiselles. Il est brutal, et je ne veux pas vous exposer. Je viens d'arranger toutes choses avec le palefrenier. Il m'a compris à demi-mot, et il me secondera à merveille.

LÉONOR. — Au moins t'aut-il que nous sachions...

FRÉDÉiuc. — Voici tout ce que vous devez savoir. Nous allons jouer à colin-maillard, pour qu'il nous trouve bien en train lorsqu'il reviendra. Après quelques tours, je me Ferai prendre. Vous me laisserez voir un peu à travers le mouchoir, afin que je puisse le prendre à mon tour. Ouand je lui banderai les yeux, vous vous retirerez tout doucement dans le cabinet de mon papa, en emportant les lumières, et vous me laisserez seul avec lui. Je vous appellerai lorsqu'il en sera temps.

DUVERNEY l'ainé. — Mais s'il va te rosser dans votre tête-à-tèle?

FRÊDEKic. — Bon ! tu as vu comme je l'ai terrassé. Je ne le crains pas. Je viens de voir encore tout à l'heure combien il est poltron. Mais, avant tout, il faut faire descendre les petits, car il pourrait monter là-haut tout de suite et leur faire quelque frayeur. Julie, va les chercher et amène-les

JULIE. — Oui, oui, j'y cours.

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