‹ L'ami des enfants et des adolescentsChapitre 107 sur 153 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Madame DE grammont, justinf.

MADAME DE GRAMMOM".. QuC cliercllCS-tU donC ,

Justine, d'un air si inquiet?

JUSTINE. Des jetons , madame.

MADAME DE GRAMMONT. Est-CC qUC tU UC IcS VOis

pas là sur la table ?

JUSTINE. Je ne cherche pas ceux qui y sont, je cherche ceux qui y manquent.

MADAME DE GRAMMONT. Mais il Hc doit pas y en manquer.

JUSTINE. Cela ne devrait pas être. Cependant il y 'en a six de moins. La bourse n'est-elle pas de cent ?

MADAME DE GRAMMONT. Tu le sais commc moi.

JUSTINE. Ehbienijenepuisen trouver que quatrevingt-quatorze. Ayez la bonté , madame, de les compter vous-même.

MADAME DE GRAMMONT , apvès avoir compté.

Eft'ectivement , il n'y en a pas davantage. Le .nombre était pourtant complet hier au soir , à la fin de notre partie. Mais qui t'a donné Tidée de venir voir si le compte s'y trouvait ?

JUSTINE. C'est qu'en enti ant ici , j'ai vu que les enfants les avaient pris pour jouer.

MADAME DE GRAMMONT. Jc Icur avais expressément défendu de toucher à cette bourse. Ils en ont d'autres pour leur usage. Qui leur a donné ceux-là?

JUSTINE. Ilsont bien su les prendre d'eux-mêmes.

MADAME DE GRAMMONT. D'eux-mêmcs! Ils me le paieront. Où sont-ils?

JUSTINE. Dans le jardin , sans doute , avec leur petite sœur.

MADAME DE GRAMMONT. Fais-lTlOl VCuir Julic...

Mais , écoute , n'est-il entré personne que mes enfants ?

JUSTINE. Oh ! leurs amis y sont venus aussi. Et qui peut savoir?...

3IADAME DE GRAMMONT. Qjoi! tU SOUpÇODUC-

rais?...

JUSTINE. Je réponds de vos enfants et de ceux de M. Duluc, comme de moi-même.

MADAME DE GRAMMONT. Est-ce quc tu ne répondrais pas également des autres?

JUSTINE. Je ne les connais pas assez pour cela.

MADAME DE GRAMMONT. QuC dis-tU? DcS CnfanlS

de condition , dont les parents sont si pleins d'honneur !

JUSTINE. Tenez , madame... Je vais appeler mademoiselle Julie... Mais, la voici.

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