SCENE VllI
m. DE FAVIÈRES, M. ARMAND, THOMAS, COLîîT.
THOMAS, en entrant sans voir Colin. Allons, monseigneur, vous pouvez me suivre.
COLIN. Ce n^est pas moi qui Tai dit à mon père , toujours.
TH03IAS, apercevant Colin. Ali I tout est perdu. Voilà ce drôle qui va jaser. 'Moi qui voulais Tenvoyer en commission hors du village I
M. ARMAND, caressant Colin. Va, va ; je suis sûr qu'ail sera tout au moins aussi discret que toi. N'est-ce pas, mon petit ami?
COLIN. Oh! laissez-moi faire. Je sarde mon secret tout comme un autre. Ce ne sera pas la première fois.
THOMAS. Oui! Et quand cela t'est-il arrive?
COLIN. Eh parguienue , Tautre jour, quand vous me rossâtes pour savoir qui avait dérobé les pommes du jardin , est-ce que je vous dis que citait mol?
THOMAS. C'est toi qui m'as volé mes pommes ? Attends, attends! {Colin se sauve dans les hras de M. de Favières.') Oh ! tu me le paieras.
M. ARMAND. A la boonc heure, s'il parle de monseigneur.
M. DE FAVIÈRES. Et s'il ii'cn parle pas, un louis pour sa récompense.
THOMAS. Entends-tu, Colin? un louis!
COLIN. Bah! je l'aurais gardé pour rien, pour l'amour de monseigneur.
19G l'ami bes enfants.
M. ARMAND. Et poiivons-DOus comptcr également sur la discrétion de ta femme ?
THOMAS. Ma femme ? Dès qu'ail y a du tripotage
à se taire, vous verrez si elle jasera. Je ne sais pas
tant seulement le tiers de ce que son mari devrait
savoir. Allons, allons. Toi, Colin, reste ici pour
empêcher qu'ion ne vienne nous surprendre. Mais
s''il t'échappe un mot^ gare les pommes. Je te coupe
les oreilles avec le coutelas de monseigneur. [I/s
so?te?if.)