‹ L'ami des enfants et des adolescentsChapitre 57 sur 153 · CONSTANTIN , ALEXANDRINS , MINETTE, COLIN · texte numérisé non relu

CONSTANTIN , ALEXANDRINS , MINETTE, COLIN

CONSTANTIN, frappant douceiiient sur Vépaide deColin. Bonjour, mou ami.

ALEXANDRiNE, lui faisant une révérence rin.queuse. Je suis la très humble servante de monsieur Colin.

MINETTE, luitendant la main d'un air d'' amitié. Eh! bonjour, monpetit homme. {Colin lui donne un bouquet y Minette le î^emercie .)

CONSTANTIN. To voilà scul ? {CoUn lui réjjond d'un signe de tête.)

MINETTE. Maman voudrait parler à ton père. Où est-il? {Colin lui'montre du doigt le côté par où Thomas vient de so7^tir.)

ALEXANDRINE. Te moques-tu de nous? Est-ce que tu ne sais pas parler? {Colin ^ sans répondre^ fixe les yeux en Vair.)

CONSTANTIN. Mais parle doue.

ALEXANDRINE. {Lui donnant un coup sur les mains. ^ Ah! je t"'apprendrai à faire le plaisant.

MINETTE, retenant Alexandrine. Doucement^ ma sœur, ne fais pas de mal à mon petit Colin. {Colin regarde Minette d'un air d"" amitié.^

CONSTANTIN, d uu air impérieux . Il n^a qu^à parler, ou je le... Est-ce quMl est devenu muel?

ALEXANDRINE. Ou bieu SOUl'd?

MINETTE, Il lui est peut-êtrc arrivé quelque malheur, n^est-ce pas vrai, mon ami? {Colin lui fait signe que non.

TOUS LES ENFANTS, excepté Minette^ 9e jettent siirluî^ le secouent , le tiraillent^ le pincent^ le chatouillent , en d'écriant tous ensemble : ) Oh bien! lu parleras, tu parleras, tu parleras, oii tu diras pourquoi.

MINETTE, tâchant de les écarter . Finissez donc, ou je vais me mettre avec lui contre vous.

ALEXANDRIN*. Le bcau champion quMl aurait là pour le défendre !

MINETTE, à Constantin. Mon frère, toi qui es Taîné, fais-la finir, je t*'en prie. Je vais lui parler doucement, et jVn aurai peut-être quelques paroles,

CONSTANTIN, uvec fierté. Non 5 jo veux qu'il obéisse quand je lui commande.

MINETTE. Laisse-moi faire. {A Colin.) CoHn, mon petit Cohn, réponds-moi, je t'en prie, quand ce ne serait qu'un petit mot. {Colin lui sourit, mais lui fait signe qii'il ne parlera pas.)

MINETTE. Sais-tu bicu que je me mettrai aussi en colèrecontre toi? — Maisnon. Tiens, Âlexandrine, va chercher son père, puisque maman le demande.

ALEXANDRiNE. Oui, oui, jc le dirai à Thomas, qui le fera parler, peut-être. [Elle veut sortir^ Colin lui barre le chemin en secouant la tète.)

CONSTANTIN, d'^uu air d'' autorité. Comment ! Est-ce qu'il ose arrêter ma sœur ? Attends, attends.

MINETTE, retenant Constantin. Tu vois bien qu'il ne lui fait pas de mal. — Eh bien, Colin, va donc chercher loi-même ton père, et dis-lui d'aller

parler à maman. Le feras-tu? Colin lui fait signe

qii^oui , et sort. Les enfants le suivent des

yeux.)

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